« Nous demandons aux citoyens de venir soutenir sa police, d’avoir une prise de conscience d’une situation qui devient très grave : la police nationale ne peut plus faire son métier dans des conditions normales, et bientôt, on sera dépassé par les événements », a prévenu Fabien Vanhemelryck, secrétaire général d’Alliance police nationale. « Ce n’est pas une manif de policiers. Évidemment, il y aura des policiers parce qu’ils sont directement concernés mais c’est un syndicat de police qui prend la responsabilité d’appeler les citoyens à l’aide parce que le gouvernement a l’air d’avoir conscience de la situation mais rien ne bouge », a poursuivi Fabien Vanhemelryck, qui pointe « des conditions de travail plus que déplorables, des locaux insalubres » pour « faire face à une insécurité grandissante ».
Conditions de travail catastrophiques
Dans les Hauts-de-Seine par exemple, Alliance pointe une baisse de « 200 effectifs » depuis 2020. « On est à l’os sur tous les commissariats du département. Les conditions de travail sont catastrophiques, les agents croulent sous les dossiers et alors qu’on nous promettait une simplification de la procédure pénale, et bien c’est le contraire. Il n’y a rien qui fonctionne en fait », déplore Yannick Le Bihan, responsable syndical dans ce département.
Le syndicat table sur une participation conséquente dans une vingtaine de villes dont Lille, Nantes, Marseille, Nice, Bordeaux, Orléans et en outre-mer. À Paris, un cortège partira de la place de la Bastille à 11 heures pour rejoindre la place de la Nation. Alliance a invité Laurent Nuñez à participer à cette mobilisation mais le ministre de l’Intérieur a indiqué vendredi qu’il n’y serait pas.
12500 emplois créés
« Je suis ministre de l’Intérieur, il y a des élections syndicales, je suis astreint à une neutralité et donc évidemment je ne participerai pas à cette manifestation à titre personnel, je n’y serai pas même si évidemment le mouvement des policiers a tout mon soutien et toute ma compréhension », a souligné Laurent Nuñez.



