Expositions, festival jeunesse, concerts et humour rythment le week-end à Montpellier. De l’exposition XXL consacrée à l’École des beaux-arts, déployée au MO.CO., à la Panacée et au musée Fabre, au festival documentaire Les Grands Yeux à Tropisme, la programmation culturelle s’annonce dense. S’y ajoutent le spectacle de percussions japonaises Kodo, la tournée musicale I Gotta Feeling et le one-woman-show d’Elena Nagapetyan.
Une grande exposition dans trois espaces

Dans le monde de la culture, la synergie entre les structures est de plus en plus mise en avant, la preuve encore avec la nouvelle exposition « L’École des beaux-arts de Montpellier : une histoire singulière », présentée dans trois lieux artistiques : le MO.CO. centre d’art, le MO.CO. Panacée mais aussi le musée Fabre. Le vernissage se déroule ce samedi, avec un dimanche de gratuité dans les trois lieux. Il y a de quoi faire. C’est une exposition XXL qui met en avant plus de 100 artistes. Elle explore l’évolution de l’École des beaux-arts, de sa fondation en 1779 à son intégration actuelle au sein du MO.CO. Le parcours met en lumière la tension entre l’héritage académique et les expérimentations radicales qui ont marqué l’institution.
Festival Les Grands Yeux

Tandis que Tropisme célèbre ses sept ans d’existence avec des airs de fête, le lieu s’ouvre ce week-end aux enfants de 7 à 17 ans avec Les Grands Yeux, festival du documentaire dédié à la jeunesse. L’événement mêle projections, ateliers, prix du public et rencontres. Les six films documentaires sont accompagnés d’un temps d’échange pour répondre aux interrogations du public. Samedi, quatre documentaires sont programmés : l’un sur les escargots (14 h 30), un autre qui questionne l’installation de migrants (15 h 45), tandis que Dans la Légende (16 h 30) nous emmène dans le championnat du célèbre jeu League of Legends et Bac à sable (17 h 30) est entièrement tourné dans un jeu vidéo.
Dimanche, on suit la sauvegarde du renard de l’île de Santa Cruz (11 h) et on découvre tout ce qu’il faut savoir sur le tardigrade (14 h). Il s’agit d’une créature surprenante qui, face aux conditions extrêmes, plonge en cryptobiose, un état de vie ralentie qui assure sa survie. L’animal fait l’objet de toutes les attentions des scientifiques. Et ça tombe bien : deux des spécialistes mondiaux du tardigrade travaillent à l’université de Montpellier. Ils apporteront avec eux des microscopes pour permettre au public de les observer. Car oui, cette créature de l’extrême est minuscule (entre 0,3 et 0,5 millimètre).
KODO – Luminance
Avec Luminance, le collectif japonais Kodo propose une plongée saisissante au cœur du taiko, art ancestral de la percussion. Fondé dans les années 1970 sur l’île de Sado, Kodo explore depuis plus de quatre décennies la puissance rythmique des tambours traditionnels japonais. Sur scène, les musiciens livrent une performance physique et chorégraphiée, où les corps en mouvement dialoguent avec un large éventail de tambours traditionnels, du monumental o-daiko aux percussions plus fines, accompagnées de flûtes shinobue et de chants. Alternant pièces emblématiques du répertoire et compositions plus contemporaines, le spectacle explore la tension entre silence et déferlement rythmique. Un autre univers.
I GOTTA FEELING
Recréer l’ambiance musicale et visuelle du début des années 2000. Telle est l’ambition de « I GOTTA FEELING – La Tournée des années 2000″, spectacle festif et fédérateur. Sur scène, une succession de tubes emblématiques de la pop, du R’n’B, du hip-hop et de la dance, interprétés en live par plusieurs artistes et accompagnés de danseurs. Le public retrouve notamment Alizée, Worlds Apart, Faudel, Nâdiya, Priscilla ou encore Helmut Fritz. Présenté par Séverine Ferrer et Gwendal Marimoutou, le show adopte un rythme soutenu, pensé comme une grande fête populaire, entre concert et soirée club, invitant à chanter et à se déhancher.
Elena Nagapetyan « Ça valait le coup »
Premier spectacle d’Elena Nagapetyan, « Ça valait le coup » mêle stand-up, confidences et humour provocateur pour raconter son parcours de vie. Un récit autobiographique où se croisent anecdotes personnelles, réflexions incisives et observations du quotidien. Entre franchise désarmante et humour salvateur, elle aborde la maternité, l’immigration, le couple, la charge mentale et les tabous sociaux et laisse souvent place à l’improvisation et à l’interaction avec le public.
