Le gel des avoirs de Mamy Ravatomanga par la Cour suprême de Madagascar, est une véritable déflagration pour les 4 000 employés du groupe Sodiat. Samedi, des milliers de salariés ont manifesté leur inquiétude. Cette décision judiciaire met en péril les 4 000 salariés. Ces hommes et femmes sont la seule source financière du foyer. Tous redoutent de ne pas être payés et de voir les entreprises fermées.

Les manifestants expliquent, « l’État n’a pas la capacité de fournir du travail à tout le monde. La fermeture du Groupe et de toutes ses branches d’activité, mettrait sur le carreau quatre milliers d’employés qui ont chacun un(e) conjointe et deux ou trois enfants à charge », écrit Midi Madagascar.

Mamy Ravatomanga toujours entendu à l’Île Maurice

Cette décision du Pôle Anti-Corruption d’Antananarivo n’est pas passée inaperçue dans l’île sœur. Le milliardaire malgache a été interpellé là-bas, le 24 octobre 2025, par la Financial Crimes Commission. Il est depuis entendu pour blanchiment d’argent et trafic d’influence.

L’Express de Maurice note : « La Cour ordonne la saisie de l’ensemble de son patrimoine immobilier ainsi que le blocage d’une vingtaine de comptes ouverts auprès de plusieurs établissements bancaires, parmi lesquels BMOI, SBM, BNI, ABM et BRED. Aucun type de compte n’échappe à l’ordonnance : courant, épargne, dépôts à terme ou dépôts de garantie. L’Agence de recouvrement des avoirs illicites est chargée de l’exécution du gel ».

Les employés alertent les droits de l’Homme

Les manifestants ont alerté les Nations unies à travers l’EPU (l’Examen périodique universel est un mécanisme unique créé en 2006 par les Nations Unies afin d’obtenir une vision globale de la situation des droits de l’Homme dans chacun des États) et l’OIT (L’Organisation internationale du Travail est l’organisme chargé au niveau mondial d’élaborer et de superviser les normes internationales du travail).

Ils en appellent plus généralement aux organismes en charge de la lutte pour les droits de l’Homme qui les aideraient à être entendus et à infléchir les décisions du pouvoir malgache.