Immobilier : les prix en hausse au Mans depuis les dernières élections municipales : « c’est une correction du marché »

Mar 18, 2026 | Non classé

Il faut payer plus cher aujourd’hui pour acheter la même surface, au Mans, par rapport aux dernières élections municipales, pointe Seloger.com, « c’est une correction du marché » explique Pedro Chamy, directeur de l’agence Citya Immobilier. C’était l’invité d’ICI Maine ce mercredi.

Il faut payer plus cher aujourd’hui pour acheter la même surface, au Mans, par rapport aux dernières élections municipales, pointe Seloger.com dans une étude publiée au mois de février dernier. « C’est une correction du marché » explique Pedro Chamy, directeur de l’agence Citya Immobilier, qui commente certaines propositions des candidats encore en lice pour le second tour.  Pedro Chamy était l’invité d’ICI Maine ce mercredi.

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Une hausse des prix due à une correction du marché

Entre 2020 et 2026, Seloger.com note que Le Mans est l’une des villes en France où est enregistrée la perte de pouvoir d’achat immobilier la plus importante, avec une perte de 41 mètres carrés. « Pour le même prix, on achète moins grand » résume Pedro Chamy, directeur de l’agence Citya immobilier. « Cette évolution est due à une correction du marché. Pendant très longtemps, il n’y avait pas  un dispositif de défiscalisation, Le Mans n’attirait donc pas les investisseurs. Il y avait donc un marché en berne par rapoprt aux villes qui l’entouraient » commente celui qui dirige aussi Citya dans la région Pays-de-la-Loire. « Aujourd’hui, ce dispositif n’existe plus nulle part, donc ça corrige la situation pour toutes les villes, et tout le monde se retrouve à pied d’égalité, et comme Le Mans est une ville où le prix au mètre carré n’est pas élevé, ça attire de plus en plus, donc plus de demandes ».

Des hausses de prix dans certains quartiers

Mais le marché immobilier n’est pas homogène au Mans, souligne Pedro Chamy : « Le Mans c’est assez hétérogène, donc il faut couper en deux, la moitié nord, la moitié sud. La moitié nord est évidemment beaucoup plus attractive que la moitié sud, ça peut aller du simple double, du simple au triple. C’est l’hypercentre qui est demandé, l’université, la gare. Quand vous traversez la moitié sud, quand vous traversez Pontlieue vers le sud, vous pouvez aller sur des prix au mètre carré qui sont autour de 1000, 1100, 1200, et hypercentre, vous pouvez vendre à 3000, 3500« .

Le marché de la location également touché

Difficile de trouver à se loger en location, également. D’abord en raison du durcissement du DPE (diagnostic de performance énergétique), qui interdit la location des logements en classe G, considérés comme des passoires thermiques, et qui plafonne les loyers des logements en classe E. « Les propriétaires ont retiré des biens du marché » note ainsi Pedro Chamy. Et puis « les crédits ont augmenté, les prix des maisons ont augmenté, donc quand on est locataire d’une maison, on reste dans la maison. C’est des vases communiquant la location et la transaction. Quand la location baisse, la transaction augmente et vice-versa. Donc oui, aujourd’hui, vous avez des locataires qui restent, qui ne quittent plus leur logement« .

Des logements neufs à construire, des logements vacants à rénover

Le logement est au coeur des propositions des candidats encore en lice pour le second tour des élections municipales au Mans. « Il faut construire plus de logements parce que l’offre n’est pas suffisante aujorudh’ui » abonde Pedro Chamy. « On peut dire qu’il y a beaucoup de logements vacants [8000 dans la métropole du Mans], mais il faut regarder où ils sont, il faut regarder comment ils sont faits. Nous, on gère 560 copropriétés au Mans, quand vous avez un logement dans une copropriété qui ne veut pas faire de travaux, vous ne pouvez pas le faire évoluer. Donc vous pouvez avoir des logements vacants qui sont bloqués aussi par des questions réglementaires de copropriété » pointe le directeur de l’agence Citya du Mans, qui a rénové près de 25 immeubles ses deux dernières années avec des aides de la métropole et de l’Ademe. « Et il ne faut pas, comme je l’entends, transformer des bureaux en logements, c’est une mauvaise idée » conclut le spécialiste du marché immobilier manceau. C’est une question d’attractivité selon lui. « Si on transforme des centres d’affaires comme celui de la gare du Mans, on envoit un mauvais signal aux investisseurs« .