INFO « SUD OUEST ». Policier agressé au couteau à La Rochelle : l’assaillant ne sera jamais jugé

Mar 9, 2026 | Royan

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Un homme de 43 ans a été condamné ce jeudi 5 mars par le tribunal correctionnel de Dax à dix-huit mois de prison, dont douze assortis d’un sursis probatoire, pour violences, outrage, rébellion et menaces de mort

Les multiples expertises effectuées sur ce Rochelais depuis le 13 février 2024, ont mené à la même conclusion : il était atteint au moment des faits « d’un trouble psychique ou neuropsychique ayant aboli son discernement ou le contrôle de ses actes. » Il y a un peu plus de deux ans, alors âgé de 21 ans, il était entré vers 12 h 35 au commissariat de La Rochelle avec la ferme intention de porter atteinte à quelqu’un. Les mains dans les poches, il cachait un couteau équipé d’une lame de 10 centimètres et passait le sas de sécurité sans problème. Dans le hall, il s’en prenait alors violemment à un fonctionnaire de police chargé du bureau des plaintes. Il le poignardait à plusieurs reprises.

Trois coups de pistolet à impulsion électrique

Il portait un premier coup en direction du visage du policier, entaillant le verre de ses lunettes. La victime réussissait à esquiver les attaques, défendue par un citoyen venu déposer plainte qui se trouvait dans la salle d’attente. Légèrement blessée et sous le choc, elle s’était vu prescrire trois jours d’ITT. Les témoins rapportaient que l’assaillant avait fait preuve « d’une combativité, d’une détermination, voire d’un acharnement qui expliquent les difficultés rencontrées par les policiers pour le maîtriser, ce, en dépit de leur supériorité numérique », détaille la chambre de l’instruction. Décrit comme « in-maîtrisable », il avait reçu pas moins de trois coups de pistolet à impulsion électrique.

Un état dangereux tant sur le plan psychiatrique que sur le plan criminologique

L’agresseur et la victime ne se connaissaient pas. Le fonctionnaire portait son uniforme. Il était donc conclu que le mis en cause voulait particulièrement s’en prendre à un policier. Durant les faits, autant que lors des auditions et des interrogatoires, il est resté silencieux. Inconnu des services de renseignements, il n’était motivé par aucun dessein terroriste.

Une dangerosité