En Gironde, plusieurs mobilisations prévues ce 8 mars : où auront lieu les manifestations ?

Mar 8, 2026 | Bordeaux

Par

Juliette Cardinale

Publié le

Ce dimanche 8 mars 2026, l’AG Féministe Gironde appelle à « une grève féministe massive » à l’occasion de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes et des minorités de genre. « Grève du travail, des tâches domestiques et reproductives » sont annoncées, ainsi que des manifestations et actions partout dans le département.

Les manifestations organisées

En Gironde, plusieurs manifestations sont prévues ce dimanche : 

  • en Haute-Gironde, le rendez-vous est donné à 11h sur la place des Cônes à Blaye,
  • à Bordeaux, c’est sur la place de la Victoire que les manifestants sont appelés à se rassembler à 13h,
  • plus à l’est, à Libourne, rendez-vous à 15h place Joffre pour manifester.

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Des ateliers pancartes, apéros féministes, expositions ou soirées humoristiques ont lieu dans plusieurs villes de Gironde au fil du mois. L’agenda complet se trouve sur les réseaux de l’AG Féministe Gironde, qui coordonne le mouvement féministe du département.  

« Faire entendre nos voix »

« Pour faire entre nos voix, soyons nombreux·ses », lancent les militantes. « Nous, les femmes et les minorités de genre, ici comme partout dans le monde, subissons des violences sexistes et sexuelles : au travail, dans la famille, dans la rue, elles touchent toutes les classes sociales et frappent d’abord les plus précaires. »

L’AG dénonce que « des centaines de féminicides et des milliers d’agressions restent impunis, tandis que les institutions protègent les agresseurs », rappelant les chiffres glaçants des agressions et féminicides, comme ceux des poursuites judiciaires*. « Nous exigeons des moyens massifs pour prévenir et protéger », martèle l’AG Féministe Gironde.

*L’AG Féministe Gironde rappelle les chiffres de agressions

« En France, des centaines de féminicides et des milliers d’agressions restent impunis, tandis que les institutions protègent les agresseurs », indique l’AG dans son appel à manifester avant de lister :
« – toutes les 2 minutes 30 un homme viole ou tente de violer une femme,
– tous les 2 jours un homme tue une femme,
– 94% des plaintes pour viol sont classées sans suite,
– 1 personne victime de viol sur 2 a tenté de se suicider,
– 3 enfants en moyenne, par classe de 30 élèves, sont victimes d’inceste,
– 29,8 % des femmes et 8,7 % des hommes de 18-69 ans déclarent avoir subi un rapport forcé ou une tentative de rapport forcé au cours de leur vie. »

Ce 8 mars tombe un dimanche, l’occasion pour l’AG de mettre en avant d’autres inégalités. « La grève féministe, c’est refuser de travailler, de façon salariée comme à la maison, gratuitement. Nous sommes surreprésenté·es dans les métiers du soin et du commerce qui font tourner la société, y compris le week-end. Et le dimanche, le travail domestique et reproductif continue : courses, ménage, devoirs des enfants… Travail invisible, travail indispensable. »

Des revendications politiques

« À quelques jours des élections municipales, nous devons imposer nos revendications féministes partout, ajoutent les féministes. Les mairies portent une responsabilité directe dans ce que vivent les femmes, les minorités de genre et les personnes racisées. » Les militantes ajoutent l’importance de la lutte intersectionnelle et internationaliste « face à la montée du fascisme, du colonialisme et du capitalisme ». 

Elles exigent notamment « un accompagnement médical, juridique, psychologique et social gratuit, sans condition de ressource, ni de statut administratif », des « transports en commun publics sûrs, accessibles, gratuits et nocturnes », l’augmentation des budgets de lutte contre les violences sexistes et sexuelles, une tolérance zéro envers celles-ci ainsi que « les discriminations sexistes, racistes, lgbtqiaphobes » dans les institutions… 

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