Le Festival de Saintes déploie « une carte du tendre de la musique »

Mar 7, 2026 | Royan

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Après une semaine de concerts, près de 11 000 billets avaient été vendus avant l’ultime rendez-vous de samedi soir. Le bilan de la 54e édition satisfait la direction de l’abbaye aux Dames

Pour la deuxième année, il a partagé la direction artistique avec Ophélie Gaillard. « On a réussi à élargir bien au-delà de la musique baroque, du XVIIe et du XVIIIe siècles. On va du médiéval jusqu’à Schubert. On arrive même dans le XXe siècle avec la création proposée par La Tempête, dirigée par Simon-Pierre Bestion. C’est une articulation sur cinq siècles de musique », résume la violoncelliste. Sans « en faire des statistiques », elle offre aussi une grande place aux musiciennes, qu’elles soient compositrices ou interprètes.

La Tempête et ses mises en scène très immersives retrouvent la cathédrale Saint-Pierre.
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Anne Lacaud / SO

Des défricheurs à l’honneur

« Il faut savoir ce qu’on rêve de faire et ce que l’on arrive à réaliser », pose Ophélie Gaillard, attentive aux contraintes économiques mais aussi à ce qui se joue en marge des concerts. Un festival, c’est une ambiance, un rythme. La cadence reste la même que pour l’édition 2025, qui a totalisé plus de 11 800 spectateurs et 82 % de taux de remplissage. Des concerts à 11 heures, 15 heures, 18 heures et 21 heures. Les « Bach ‘n’breakfast », une aubade gratuite à 9 h 30, sont reconduits, de même que les « rencontres sous la voile » à 10 heures.

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Après Hervé Niquet, David Théodorides a proposé la direction artistique à Ophélie Gaillard. Un nouveau cycle s’ouvrira en 2027.
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Philippe Ménard / SO

La « première génération » qui a redonné des couleurs au baroque est bien présente. Rolf Lisveland, en piste le 12 juillet, « m’a beaucoup inspiré par sa capacité à faire le pont entre musique traditionnelle populaire, qui est le propre du baroque, jusqu’au grand répertoire », dit Ophélie Gaillard. Christophe Coin, attendu le 18 juillet, « a été mon maître. C’est toujours un défricheur ». Lionel Meunier fait vibrer le « Stabat Mater » de Scarlatti le 16 juillet. L’incontournable Philippe Herreweghe vient diriger l’Orchestre des Champs-Élysées sur du Beethoven, le 13 juillet.

Le « Bolero » pour finir

Parmi les temps forts, Le Concert de l’Hostel Dieu et la compagnie Käfig marient Vivaldi et danse hip hop, le 14 juillet. L’ensemble Amarillis dirigé par Héloïse Gaillard, sœur d’Ophélie, chante des « Destins de reines » avec notamment la soprano Patricia Petibon, le même jour. Ophélie Gaillard assure elle-même deux créations pour le festival, l’une autour du répertoire vénitien, le 12 juillet, l’autre en trio autour de Schubert et Mendelssohn le 17 juillet. En clôture, le 18 juillet, l’Orchestre national de Bordeaux Aquitaine dirigé par Joseph Swensen fera briller le mythique « Bolero » de Ravel.