Du 5 au 18 juillet, le 41ᵉ Festival Radio France Occitanie Montpellier invite le public à célébrer l’amour à travers plus de 100 concerts et événements répartis dans une cinquantaine de lieux de la ville et de sa métropole. L’événement transforme Montpellier en une véritable scène à ciel ouvert ; pendant quinze jours, la métropole vibre au rythme des passions musicales, du classique au jazz, jusqu’aux soirées électro.
L’amour comme fil rouge
Pour cette édition, l’amour est le fil conducteur qui traverse la programmation, revisitant les plus belles pages de l’histoire de la musique. Les passions impossibles et tragiques de Roméo et Juliette, Didon et Enée, et surtout Tristan et Isolde, chef-d’œuvre de Richard Wagner où « la beauté a tout empoisonné » selon Debussy, cet opéra sera porté par une distribution prestigieuse, avec la soprano Anja Kampe en tête d’affiche.
Mais l’amour se décline aussi autrement, de manière plus lumineuse et joyeuse. La programmation mettra à l’honneur le romantisme allemand à travers des œuvres de Felix Mendelssohn, Franz Schubert, Robert Schumann, Johannes Brahms, Gustav Mahler et Ludwig van Beethoven, dont la Pastorale célèbre l’amour de la nature. Une émotion intense où la voix retrouve toute sa puissance, au cœur de l’été montpelliérain.
Un week-end d’ouverture entre danse et grand écran
Le week-end d’ouverture, les 3 et 4 juillet, s’ouvre en partenariat avec le Festival Montpellier Danse et la création mondiale Sept Larmes pour Elisabeth, présentée au Domaine d’O. Imaginée par le metteur en scène et scénographe Aurélien Bory, cette œuvre explore la mélancolie à travers la musique de John Dowland. Sur scène, le guitariste Thibaut Garcia et la danseuse-chanteuse Aure Wachter incarnent un duo sensible où musique et mouvement ne font qu’un.
Le dimanche 5 juillet à 21h, place de l’Europe, le week-end se clôturera par une grande soirée gratuite dédiée aux musiques de film, interprétées par l’Orchestre national de Montpellier Occitanie sous la direction de Chloé Dufresne. Les partitions de John Williams (Star Wars, E.T., Les Dents de la mer), Ennio Morricone (Le Bon, Il était une fois dans l’Ouest), James Horner (Titanic, Avatar) ou encore Max Steiner (King Kong, Autant en emporte le vent, Casablanca) résonneront sous le ciel montpelliérain, aux côtés d’œuvres de Giuseppe Verdi, Piotr Ilyitch Tchaikovski et Gustav Mahler, devenus eux aussi incontournables à l’écran. Une soirée populaire et fédératrice, sous le ciel nocturne de Montpellier.
Une programmation riche et variée
Fidèle à son ADN, le festival propose une programmation exigeante mais accessible. Les grandes formations européennes seront présentes : l’Orchestre du Festival de Budapest façonné par Iván Fischer, la Deutsche Kammerphilharmonie Bremen, l’ensemble Pygmalion dirigé par Raphaël Pichon, l’Orchestre National de France, le Philharmonique de Radio France et l’Orchestre national Montpellier Occitanie. Les artistes internationaux, comme Hilary Hahn, Alexandre Kantorow ou Renaud Capuçon, compléteront ce panorama orchestral.
Le jazz s’installe avec force grâce à Kenny Garrett, Charles Lloyd et d’autres, tandis que Camille revisite en version symphonique ses plus grands titres. Enfin, la scène électro investit la pinède du Domaine d’O avec neuf DJ pour les soirées Tohu Bohu. Les artistes, placés au cœur du dancefloor, évoluent dans une scénographie immersive à 360°, pour une expérience totale du public.
Un festival ancré dans le territoire, tourné vers la jeunesse et la transmission
Le festival investit plus de 50 lieux à Montpellier et dans sa métropole : de la place de l’Europe au musée Fabre, de la Comédie à la médiathèque Émile Zola, ainsi que les salles de concert et les espaces en plein air, offrant 85 000 places accessibles et des diffusions sur la radio France Musique. Dans chacune des 30 communes de la métropole, au moins un concert est programmé, assurant une expérience itinérante au plus près des habitants.
La jeunesse et la transmission tiennent une place centrale. Concerts découvertes, formats itinérants, rencontres et masterclasses prolongent l’expérience au-delà des scènes principales. L’opéra jeune public Momo le Clown de Pascal Dusapin sera proposé dès l’âge de 5 ans, tandis que le violoncelliste Christian-Pierre La Marca et la mezzo-soprano Marianne Crebassa animeront des masterclasses pour partager leur savoir. La pianiste Arielle Beck, 17 ans, sera présente aux côtés de jeunes talents comme le contrebassiste Marc André et les pianistes Sophia Liu et Saehyun Kim, respectivement 17 et 18 ans, incarnant avec brio la relève musicale.
Plus d’infos : lefestival.eu
Photo : ©Luc Jennepin
