Les priorités générales sont fixées : un redressement financier durable de la collectivité, le maintien d’une agriculture locale, la création de logements pour les locaux, la volonté de vivre dans une commune plus sobre, plus verte, et le développement d’une culture vivante et accessible, avec une large place donnée à l’euskara.
Un accent fort est aussi mis sur « la concertation ». « Cela ne veut pas dire que nous consulterons en permanence les Senpertars, explique Christophe Jauregui. Cela dépendra des thématiques travaillées. Demander l’avis des utilisateurs si on rénove un bâtiment n’est pas incongru. Un vote des habitants sur un projet structurant de leur quartier n’est pas à exclure. Nous avons d’ailleurs prévu au moins une réunion par an dans chacun d’entre eux. »
La recherche de subventions a souvent été un cheval de bataille enfourché par le leader d’Hats berri. « Il nous faut préparer nos dossiers en amont, poursuit-il. Nous savons où sont nos manques : le sport, les infrastructures pour les seniors. Nous devons donner le tempo, définir nos besoins en amont, solliciter tous nos partenaires y compris l’Europe, être aussi exigeants avec eux qu’ils le sont avec nous. »
Christophe Jauregui, qui connait les difficultés financières de la commune, entend trouver les moyens de continuer à aller de l’avant. « Nous ne pouvons pas passer six ans sans investir, assure-t-il. L’amélioration de notre capacité d’autofinancement (CAF) passera plus par la concrétisation d’une politique de sobriété énergétique que par la baisse des charges de personnel, sur laquelle nous n’avons, la plupart du temps, aucune prise. Faire des économies sur les subventions versées aux associations serait un mauvais calcul. La CAF doit nous aider à investir dans les énergies nouvelles, pour faire baisser nos factures de fluides. »


