En effet, une polémique révélée sur les réseaux sociaux avait conduit à la destitution de la jeune femme. « J’ai gardé l’enthousiasme et la motivation pour mener à bien cette élection et offrir le meilleur des spectacles, confie Thomas Dachary. Ça nous a permis de faire le point tous ensemble car oui, nous avions besoin de prendre un bol d’air en fin d’année dernière ». Il assure être encore en contact avec son ancienne protégée. « Je ne cautionne pas du tout ce qui a été fait, ni les menaces ignobles à son encontre, ni certains articles publiés à la minute sur sa vie. Je ne garde pour elle que de la bienveillance car elle a vécu une année avec nous, ce n’est pas rien. Il faut qu’elle se reconstruise maintenant ».
Désormais, les esprits sont tournés vers l’avenir et le spectacle de trois heures qui les attend avec, au programme, quatre passages et des chorégraphies signées Anaïs Huby. « Beaucoup pourraient penser que c’est une kermesse mais c’est un vrai show basé sur l’authenticité, il y a de l’ambiance ! », insiste en souriant, le président du comité. « Il faut convaincre une ville de nous accueillir, des partenaires de nous soutenir. Depuis novembre dernier, on pense à tout mais c’est un vrai plaisir ».
L’an passé, ce sont 600 spectateurs qui avaient assisté à l’élection organisée à Anglet. Cette année, ils seront plus de 300 dans la salle Larreko de Saint-Pée-sur-Nivelle. « L’engouement est resté le même pour les familles », assure-t-il, saluant « l’énergie et la sensibilité » des neuf candidates en lice : Blandine Abad, Emma Coutens, Azaïs Remigiraud, Joanna Buda, Léna Matos Da Costa, Adèle Ursa, Loriane Sans, Tara Andreani et Naïla Michou. Âgées de 19 à 30 ans, toutes sont prêtes à décrocher le titre et à vaincre leur timidité, aidées par des ateliers professionnels organisés en amont.
Pour désigner les cinq finalistes, le public votera en salle sur bulletin papier, avec une nouveauté : le choix par SMS. En revanche, la composition du jury demeure confidentielle mais « des personnalités connues » sont attendues.
En coulisses comme sur scène, le travail est dense notamment pour la chanteuse Ophélie Santano qui remplacera une autre artiste, Julie Rouault, très sollicitée par la promotion de son premier album solo.
Au-delà des paillettes, l’exemplarité et la camaraderie priment. « J’ai toujours fixé le cadre, à savoir qu’une miss représente une ville et son territoire. On sous-estime le pouvoir de l’écharpe ». Et s’il se refuse à désigner une favorite, il conclut, sourire en coin : « Aux dernières répétitions, on est souvent d’accord sur celle qui a le petit truc en plus, la magie dans le regard ou la démarche. » Verdict samedi soir.
