Avec son concept original…
Avec son concept original de concerts sous hypnose, Geoffrey Secco crée des séquences insolites pour ceux qui les observent de l’extérieur. Et des moments plus rares encore pour ceux qui les vivent intérieurement. Depuis 2015, le saxophoniste certifié en hypnose ericksonienne tourne à travers la France avec différents spectacles. Les Senpertars pourront découvrir sa dernière création, « Origines », ce vendredi 6 mars, à l’espace culturel Larreko.
« Comme chez le psy »
Le spectacle, accessible à partir de 13 ans, débute par un exercice de fixation. Les spectateurs sont invités à concentrer leur regard sur un point précis. Peu à peu, la « transe » s’installe et leurs yeux se ferment. Sur scène, un guitariste et un violoniste interprètent une musique envoûtante, aux accents jazz, que Geoffrey Secco accompagne de solos de saxophone et d’une voix apaisante qui guide les spectateurs à explorer leur univers mental. « Comme chez le psy. » Sans divan.
L’objectif ? « Élargir la conscience des spectateurs », explique l’intéressé. « Contrairement aux idées reçues, l’hypnose n’est pas un état de sommeil, mais de concentration intense, où les sensations et les émotions sont décuplées. » Chose qui se prête particulièrement bien à la musique, présente-t-il.
L’hypnose n’est pas un état de sommeil, mais de concentration intense, où les sensations et les émotions sont décuplées

Alice Fave
La transe ouvre également au spectateur un « espace d’exploration » entre musique et conscience. Guidé par l’hypnose, chacun est invité à « remonter le fil du temps, explorer son monde intérieur, sa propre légende transpersonnelle, ses réminiscences transgénérationnelles, ses vies antérieures »… Les amateurs de spiritualité apprécieront. Les plus cartésiens passeront leur tour.
Vivre la musique
L’artiste présente surtout sa démarche, née il y a plus de dix ans, comme une alternative à la consommation actuelle de la musique. Saxophoniste professionnel pour Pascal Obispo, Charles Aznavour ou Lady Gaga, il a observé pendant des années un « public de moins en moins disponible à l’écoute, plus préoccupé par sa photo pour les réseaux sociaux que par l’envie de vivre une expérience artistique ».
Convaincu que la musique doit se vivre intensément et par ailleurs passionné de sujets liés à la conscience, il décide, en 2015, de joindre l’utile à l’agréable, l’idée à la pratique. « Mon envie était de faire véritablement vivre la musique aux spectateurs, avec plus de présence. »



