Des élus qui s’accrochent, une visite familiale d’un ex-Premier ministre, « trop de femmes » sur une liste…

Fév 28, 2026 | Royan

Les hommes ont parfois tendance à faire du « zèle », en épousant la cause de l’égalité femme/homme, quitte à se faire rappeler à l’ordre. C’est le cas de David Baudon, maire de gauche de La Jarrie candidat à sa succession. En marge du bureau communautaire de ce jeudi, à Périgny, il expliquait avoir dû rectifier sa liste alors qu’il venait de la déposer en préfecture. Ceci, parce qu’il y avait « trop de femmes »… Les services de l’État lui expliquant en effet qu’il faut s’en tenir à la stricte parité quand le nombre de sièges à pourvoir le permet. Une solution pour promouvoir activement l’engagement féminin en politique aurait été de céder la tête de liste à une femme, non ?

La fleur et l’empereur

Tonnay-Charente aura deux candidats aux municipales : Rémi Justinien (DVG) personnellement encarté au PS, et Fernand Troale (DVD), un ancien du RPR. Ils sont sur la même ligne de départ, mais n’ont pas le même poids. Le premier est déjà conseiller régional et premier fédéral du PS ; le second est l’éternel opposant municipal. Cette différence de poids tiendrait-elle au fait que Justinien fut un grand empereur romain d’Orient du VIe siècle surnommé « celui qui ne dormait jamais », tandis que Troale désigne en breton, le volubilis, cette jolie fleur violette qu’on appelle aussi liseron et qu’on arrache trop souvent ?

Tout pour Fouras

Fouras n’a pas son quota de logements sociaux, et malgré tout, depuis dix ans, la Ville se débrouille pour ne pas payer l’amende qui est reversée, entre autres, aux collectivités dotées d’un programme local de l’habitat telle que l’Agglo de Rochefort. Pour 2026-2028 encore, malgré l’avis défavorable à l’exemption émis par la commission nationale SRU (solidarité et renouvellement urbain), un décret signé du ministre de la Ville et du Premier ministre l’exonère de l’amende. C’est la seule ville du département et de la région dans ce cas. Aurait-elle plus d’appuis en haut lieu que Tonnay-Charente par exemple, ville beaucoup plus pauvre et qui paie plein pot ? Pas très solidaire tout ça.

Comme une moule accrochée à son rocher

Il paraît qu’on rame pour trouver des maires, pourtant certains élus s’accrochent au pouvoir. Exemples. Claude Belot, 89 ans, n’est plus président du Département, ni sénateur, mais reste président de la Communauté de communes de Haute-Saintonge, plus pour longtemps, mais quand même. Son successeur au Département, Dominique Bussereau, 73 ans, a laissé la présidence et n’a plus de portefeuille de ministre. Il n’empêche que François Bayrou l’avait nommé président de la conférence sur le financement des mobilités en 2025. Jean-Louis Léonard, 75 ans, ancien député-maire de Châtelaillon, est toujours, depuis 2014, président de l’Unima (Union des marais de la Charente-Maritime). Et après, on dit qu’il faut laisser la place aux jeunes !

Une visite « familiale » ?

La présence de l’ancien Premier ministre Michel Barnier à Saint-Palais-sur-Mer ce vendredi 27 février 2026, aux côtés du député Christophe Plassard et de Pierre Bernardaud, candidat à la mairie, pour évoquer les problèmes d’érosion du littoral, a fait bondir les autres candidats à l’élection municipale qui pour deux d’entre eux sont aussi les conseillers départementaux du secteur. À savoir Fabienne Labarrière et Jean Prou. « Nous n’avons pas été invités à cette visite « familiale » qui est quand même surprenante à quelques jours du premier tour », a commenté l’un d’eux en faisant allusion « aux liens familiaux unissant la famille Bernardaud à celle de Michel Barnier via les épouses. »

Algay a-t-il franchi la ligne ?

En 2014 Jean-Luc Algay avait obtenu le soutien de Dominique Bussereau (UMP) lors de sa campagne des municipales. Puis le maire de L’Houmeau est passé par l’UDI (Union des démocrates et indépendants) et le Parti radical Valoisien. Tout en ayant été un des parrains d’Emmanuel Macron lors des dernières présidentielles. Aujourd’hui, Jean-Luc Algay soutient ouvertement la campagne du député Olivier Falorni (Les Démocrates) pour la mairie de La Rochelle. Le 23 février, le maire de L’Houmeau a-t-il fait un pas à gauche en répondant à une très longue interview de nos confrères du média en ligne numérique « Basta », qui se classe clairement à gauche, voire d’extrême gauche selon d’autres médias ?

Dégagement

Son annonce a failli être noyée dans l’actualité des inondations. Mercredi 25 février, Jean-Philippe Ardouin a officialisé sa non-participation à l’élection municipale à Saintes. L’ancien député Renaissance, élu par deux fois grâce à l’étiquette macroniste, estimait sans rire qu’il pesait 16 à 17 % de l’électorat saintais. Si l’on se fie à ses autres tentatives électorales, c’est, comment dire, généreux. Coincé par une trop forte concurrence, il renonce, en délivrant quelques recommandations tarte à la crème, mais sans dire pour qui il va voter. Dire qu’il y a quelqu’un qui passe à côté de 16 % de voix potentielles.

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