Deux ans après son arrivée à la tête du ministère de la Culture, Rachida Dati a officialisé ce mercredi 25 février en soirée la démission de ses fonctions. Une annonce qui intervient à moins de trois semaines du scrutin municipal parisien. Sa lettre de démission remise au président de la République a rapidement reçu sa validation, accompagnée des remerciements présidentiels pour l’action menée durant son mandat. Dans une déclaration, la désormais ex-ministre a tenu à saluer « celles et ceux qui font vivre, au quotidien, la politique culturelle de notre pays », exprimant « un profond respect et une grande reconnaissance » pour leur engagement. Un départ stratégique qui marque le basculement définitif de Rachida Dati vers l’arène municipale.
C’est une démission qui n’est pas une surprise. À 60 ans, l’ancienne locataire de la rue de Valois quitte le gouvernement pour se consacrer entièrement aux élections municipales, dont les deux tours se dérouleront entre le 15 et le 22 mars 2026. « Les semaines à venir seront décisives pour Paris et pour ma candidature », a-t-elle déclaré, qualifiant ce nouvel engagement de « combat de [sa] vie » dans sa volonté de succéder à Anne Hidalgo. La décision, confie-t-elle, remonte en réalité à la période précédant les fêtes de fin d’année.
Portrait de l’ex-ministre de la Culture Rachida Dati ©LP/Philippe Lavieille
« Avoir exercé ces fonctions restera pour moi une immense fierté », a-t-elle souligné. Néanmoins, avant de pouvoir tourner la page, Rachida Dati souhaitait achever certains dossiers essentiels, notamment « vis-à-vis des agents du ministère de la Culture ». Son bilan, au terme de ce mandat, apparaît contrasté : si des avancées ont été saluées concernant le rayonnement culturel dans les territoires ruraux et la sauvegarde du patrimoine, elle n’aura pu éviter une contraction budgétaire sévère de 173,4 millions d’euros sur un budget de 3,7 milliards (hors audiovisuel). Place désormais à la conquête municipale, nouveau terrain d’engagement pour l’ancienne ministre.
