Par Marine Allain – marine.larochelle@sudouest.fr
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À l’approche du premier tour des élections municipales, « Sud Ouest » vous propose de découvrir trois mesures du programme de chaque candidat à La Rochelle. Olivier Falorni (Les Démocrates), à la tête de la liste Pour les Rochelaises et les Rochelais, s’est prêté à l’exercice
Les 15 et 22 mars prochains, les Rochelais sont appelés aux urnes pour élire le prochain conseil municipal de la cité maritime. Huit candidats ont présenté une liste : Christophe Batcabe (centre droit), Véronique Bonnet (La France insoumise), Antoine Colin (Lutte ouvrière), Jaouad El Marbouh (liste dite « citoyenne »), Olivier Falorni (Les Démocrates), Maryline Simoné (Union PS-PCF-Écologistes et le collectif Assemblée citoyenne), Séverine Werbrouck (Rassemblement national) ainsi que Thibaut Guiraud (centre gauche), le maire sortant. Ils ont tous été invités par « Sud Ouest » à présenter en vidéo les trois mesures phares de leur programme. Ordre alphabétique oblige, ce cinquième volet est consacré à Olivier Falorni.
En 2020, Olivier Falorni s’inclinait au second tour des élections municipales, face à Jean-François Fountaine. Seulement 181 voix les séparaient. Ça a suffi. En 2024, alors que le Parlement examinait un projet de loi sur la fin de vie – porté depuis longtemps par le député – Emmanuel Macron a surpris tout le monde en dissolvant l’Assemblée nationale et le projet de loi a été abandonné. Réélu dans sa circonscription à cette occasion, pour Olivier Falorni l’année 2026 pourrait être quitte ou double, à l’Assemblée comme à La Rochelle.

Romuald Augé / SO
Mais piloter une campagne depuis Paris n’est pas chose aisée, même s’il jouit d’un aparté médiatique propice avec l’examen de sa proposition de loi sur l’aide à mourir en seconde lecture au Parlement. « J’ai dit à mes équipes qu’il fallait que l’on mène une campagne d’”outsider” », assure-t-il. Avec 181 voix d’écart la dernière fois, rien est joué et le député le sait. D’autant plus qu’une seconde défaite constituerait peut-être le coup de grâce sabrant définitivement ses ambitions locales.
En 2020, le député avait quand même été élu au sein du Conseil municipal (en tant que leader de l’opposition) mais avait démissionné presque immédiatement, se concentrant sur son mandat parlementaire et suivant son « engagement de ne cumuler aucun autre mandat ».
Cette fois, c’est avec la liste Pour les Rochelaises et les Rochelais que l’homme de 53 ans souhaite conquérir le cœur des électeurs. S’il est élu, la priorité du fervent opposant à l’actuelle majorité sera d’abord « de sortir des dossiers qui ont été plantés par la municipalité ». Selon lui, cela concerne le sujet du nouvel hôpital, du pont de Tasdon, du programme de renouvellement urbain de Villeneuve-les-Salines ou encore de la friche du Gabut.
Petit-fils de Gino Falorni, ancien capitaine de l’équipe de basket de Rupella (désormais Stade Rochelais Basket), le candidat souhaite porter le projet d’une nouvelle « grande salle de basket et de spectacle », d’environ 4 500 à 5 000 places, pour « avoir une salle digne de ce nom pour être en Élite ». Enfin, la troisième mesure priorisée par Olivier Falorni est celle de « la tranquillité publique ». « Nous devons être acteur de la sécurité, avec la police nationale », notamment en « augmentant les effectifs de la police municipale ».


