À 52 ans, le Rochelais d’adoption depuis 30 ans est chef d’une entreprise comptant une soixantaine de salariés. Vivant dans le quartier de Saint-Maurice, Christophe Batcabe a commencé à toucher à la politique locale lorsque l’association Tremplin 17 a voulu s’installer dans des locaux jouxtant son entreprise à Laleu. Le projet de pôle social et d’addictologie n’était pas au goût du patron de Conexio.

XAVIER LEOTY / SO
Si le candidat assume avoir pris sa carte chez « Les Républicains » il y a trois ans, il assure également l’avoir rendue presque aussitôt et s’être plutôt formé aux côtés du baron local de la droite, Bruno Léal, candidat aux dernières élections municipales. « Rien ne m’inspire niveau partis, et puis si c’est pour porter les casseroles des autres… », confie-t-il en justifiant sa défiance à l’égard des partis politiques.
Sans dresser le portrait sombre d’une ville qui partirait à vau-l’eau, Christophe Batcabe trouve qu’on ne « sublime » pas assez les atouts de La Rochelle. « Alors quand on râle trop, il faut y aller et s’engager », assure-t-il, pour justifier sa candidature. Ainsi, le chef d’entreprise rêve d’une ville « hyper-connectée », avec une « gouvernance éthique et morale », un adjoint chargé de « l’optimisation financière », jurant cependant ne pas vouloir « faire des coupes budgétaires ».
Plus concrètement, il présente trois mesures phares. Un « RER urbain électrique » d’abord, qui permettrait de résoudre certains problèmes : logement, transport (notamment « les soirs de match à Port-Neuf »), emploi, pollution… Puis, une « charte architecturale » plus stricte, pour « construire beau, avec une homogénéité par quartier, une identité par quartier, pour que les Rochelais retrouvent l’envie de s’y promener et que les touristes ne veuillent pas visiter uniquement le Vieux Port ».


