De Cézanne, l’écrivain percevait les doutes et la capacité à toucher les âmes. Pour Charles Juliet, l’œuvre de Cézanne s’adresse à notre aspiration à vivre ce qui échappe au temps, ce qui demeure à jamais.
Pour comprendre Cézanne, il faut parcourir toute sa vie de peintre, des portraits et scènes austères aux séries, lyriques, amples, consacrées à la montagne Sainte Victoire, jusqu’à l’aboutissement merveilleux des aquarelles, où tout semble enfin parfaitement unifié. Pendant toute son existence, Cézanne a cherché cette sorte de réussite qui se poursuit dans la solitude et le tête-à-tête avec soi-même. Le peintre a mené toute sa vie ce combat contre l’incompréhension.
« Si les tableaux de Paul Cézanne ramènent Charles Juliet sur les lieux de sa propre adolescence, ils provoquent aussi en lui un questionnement sur la création, qu’elle soit celle du peintre ou celle de l’écrivain. Son ouvrage est un face-à-face troublant entre deux œuvres, il est aussi un échange, un dialogue entre deux solitudes tendues vers l’autre et vers la vérité, au-delà du temps, au-delà de la mort. »
