« Comment dit-on ? » En conférence de presse, le capitaine quimpérois Joel Awich cherche ses mots. « J’imagine qu’Aix-Maurienne a eu l’impression de s’être fait voler après le match aller. Si j’étais à leur place, j’aurais fait pareil. » À savoir, se motiver en pensant à la victoire probablement retirée suite à l’affaire Demahis-Ballou. « On savait que ça allait être très compliqué, surtout après la nouvelle de la semaine dernière (la Chambre d’Appel de la FFBB qui confirme la victoire sur tapis vert de Quimper, ndlr). »
« On a re-montré, avec la manière, qui était la meilleure équipe »
Pourtant, en face, Aix-Maurienne a évidemment nié s’être servi de l’imbroglio de l’aller en avant-match. « Très peu, honnêtement », a évacué Julien Cros, l’entraîneur savoyard. « Je n’ai rien contre Quimper. Ils jouent simplement leur va-tout règlementaire. »
Et chez Corentin Falcoz, le meilleur marqueur de la soirée (20 points en 22 minutes) ? Un discours similaire, mais où l’on peut tout de même lire entre les lignes. « Ce n’était pas une revanche », assurait-il, avant de se dédire quelque peu… « On avait gagné le match sur le terrain. On avait déjà montré qui était la meilleure équipes des deux et on l’a re-montré avec la manière ce jeudi. C’était une soirée de rêve. On était en mission, il n’y avait rien qui ne pouvait nous arrêter. Ça s’est senti dès lundi à l’entraînement. On était en mission pour punir Quimper. »

La plus lourde défaite de Quimper depuis 2009
Et cela a été fait dans des proportions historiques, avec, clin d’œil du destin, Lucas Demahis-Ballou, bel et bien autorisé à jouer cette fois, en MVP du soir (18 points à 6/10, 5 rebonds et 5 passes décisives). Côté Béliers, où Thibault Wolicki a évoqué « un match plus que mauvais », il s’agit de la plus lourde défaite depuis quasiment 17 ans, et un déplacement à Bourg-en-Bresse en conclusion de la saison 2008/09 (109-70).
Côté AMSB, il a fallu fouiller encore plus loin dans les archives pour trouver trace d’une telle victoire : +39 (105-66), avec un écart maximal à +45 sur le premier panier en pro d’Enzo Oudart (105-60, 38e minute). Dans les années 2000, pas de trace d’une telle démonstration… jusqu’au tout dernier match de 1999 : une victoire de 43 points dans le demi-tonneau d’Aiguebelle face à Saint-Quentin (102-59).
Au bord du gouffre après sa première délocalisation au Phare de Chambéry contre Nantes le 19 décembre (80-89), Aix-Maurienne a complètement renversé sa saison depuis et en est à huit victoires de rang. La plus grande série actuelle en ÉLITE 2, devant Roanne, sept succès consécutifs avant de recevoir Denain vendredi. Et mardi ? C’est la Chorale qui est attendue à la Halle Marlioz. Alléchant.


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