« On est en réunion publique ou en conseil municipal ? » : à l’hôtel de ville de La Rochelle, l’avant-dernier débat avant les élections

Fév 3, 2026 | Royan

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Six listes sur sept avaient accepté l’invitation de l’association Cap Arts, ce dimanche soir 1er février, à Mireuil. Mais l’exercice fut trop long et laborieux

Forcément, ça rend un peu nerveux. Ainsi, lorsque l’écologiste Océane Mariel, soutien de la candidate de gauche Maryline Simoné, charge le député et autre candidat Olivier Falorni pour ses positions jugées favorables aux décisions gouvernementales, Franck Coupeau bondit. « On est en réunion publique ou en conseil municipal ? », s’insurge le chef de file du groupe « falorniste » Le Renouveau.

Ça n’ira pas plus loin, les deux élus se respectent. Leur vote est d’ailleurs identique au moment de se prononcer sur ce budget : contre. Insuffisant, bien sûr, pour empêcher la décision finale, mais un parfum de campagne est dans l’air. Le macroniste Pascal Daunit, conseiller de la majorité et nouvel allié d’Olivier Falorni, s’abstient. Dominique Guégo (Place publique) l’aurait peut-être imité, ou pas, mais il a loupé le début de conseil et n’a pas donné procuration. Son ton est en revanche vif quelques délibérations plus tard au sujet du changement de nom de la rue Jean-Torlais, trop « technique » et pas assez pédagogique selon lui. « Ne t’énerve pas », lui glisse le maire.

S’exprimant plus calmement au nom de « cinq élus engagés à gauche », l’adjointe Chantal Vetter estime que ce budget « n’a pas de réelle valeur » et qu’il serait « illusoire de penser qu’une nouvelle équipe n’interfère pas » dans les décisions futures, mais elle suit le choix de la majorité de Thibaut Guiraud.

Le maire sortant, remémorant les crises du mandat (Covid, guerre en Ukraine, hausse des coûts de l’énergie), a l’ambition de mettre en œuvre le budget 2026 présenté pour la première et dernière fois – elle est candidate à Lagord – par Séverine Lacoste. Les taux d’imposition n’augmenteront pas, l’endettement a diminué de 10 millions d’euros en 2025, l’action éducation reste la première dépense de la collectivité (20 %), qui garde une capacité d’investissement, notamment pour la requalification du marché central. La « parenthèse » détaillée sur ce dossier étonne les oppositions.

« Une partie des habitants se sent exclue par les décisions politiques »

Franck Coupeau met plutôt l’accent sur la dette, qui laisse « peu de souplesse » à la Ville. Il alerte également sur le montage financier « contestable » de la société d’économie mixte patrimoniale Citin. Pour Océane Mariel, c’est le volet social du budget primitif qui est contestable. « Une partie des habitants se sent exclue par les décisions politiques », accuse-t-elle, déplorant qu’il n’y ait « pas l’ombre d’une augmentation pour [le budget des] associations ».