Tout est parti d’un avis négatif qu’elle a laissé sur Internet à l’encontre de la société Eden Cuisines d’Aytré. Le commentaire…
Tout est parti d’un avis négatif qu’elle a laissé sur Internet à l’encontre de la société Eden Cuisines d’Aytré. Le commentaire a fait boule de neige : d’autres ont suivi. Leurs différents auteurs ont fini par entrer en relation. Ils ont tous en commun d’avoir versé des acomptes et affaire à une société aux abonnés absents.
« Nous voulions faire rénover notre salle de bains », raconte le couple Gustin. « Le devis était de 16 700 euros. Nous avons versé 6 000 euros en espèces et rien. Une dizaine d’années en arrière, Eden Cuisines nous avait refait notre cuisine. Tout s’était bien passé », précise Jacques. Bernadette a déposé plainte au commissariat de police de La Rochelle contre la société, mais également contre son gérant Didier Vinot et son ex-compagne salariée d’Eden Cuisines Virginie Abdou.
De son côté, Fanny Crepy a également déposé plainte auprès du procureur de la République de La Rochelle à l’encontre des deux mêmes personnes et de la société le 14 décembre 2025 : « Il y a eu une tentative de conciliations. Didier Vinot est venu mais pas Virginie Abdou. Il a déclaré que c’est elle qui avait pris l’argent. »
« Ils se sont trompés dans le plan de travail. Nous avons dû passer quatre mois sans fenêtre »
La société est toujours inscrite au registre du tribunal de commerce. Didier Vinot a recréé une société, Vinot Agencement. Quant à Virginie Abdou elle s’est associée pour créer Vestra Digital, une société de ventes sur catalogue. La jeune femme est également contrôleur des comptes du groupement d’intérêt économique, Les Artisans Ré-Unis.
Teddy Egoux n’a pas encore engagé de procédure judiciaire, même si, depuis avril 2025, il attend la finition de sa cuisine facturée 13 200 euros et en grande partie payée : « Ils se sont trompés dans le plan de travail. Nous avons dû passer quatre mois sans fenêtre. »
Du côté des mis en cause, c’est le jeu de la patate chaude. L’un et l’autre se déclarent victimes. « Je n’étais que salariée de mon ex-conjoint. Il ne me payait plus. J’ai fait jouer mon droit de retrait. C’est lui qui gérait les comptes. J’ai remis tous les acomptes versés par les clients », se défend Virginie Abdou. La jeune femme parle d’une dette de loyer de la société de 13 000 euros. Elle évoque des soucis de santé et une procédure aux prud’hommes contre Didier Vinot.
Ce dernier se dit aussi souffrant et parle d’argent qu’aurait détourné son ex-compagne. « Il n’y a plus d’argent sur le compte de la société. Une plainte va être déposée contre Virginie Abdou pour escroquerie, faux et usage de faux. Elle a modifié à mon insu le pourcentage des parts que nous avions l’un et l’autre dans la société. Elle était gérante de fait. Je crains que d’autres clients aient été abusés. Notamment sur sept cuisines qui ont été posées par un sous-traitant alors que j’étais en arrêt de maladie. L’argent n’est pas rentré sur le compte de la société. » Des accusations que l’intéressée dément fermement.


