Reprenons : à l’invitation d’une petite association pas très connue, les candidats pour l’heure officiellement déclarés avaient accepté de répondre à deux questions sur des grands thèmes généraux (le développement durable, la sécurité…), pendant quatre minutes. Auparavant, ils avaient également cinq minutes pour se présenter.
Précisons que tout le monde n’était pas là. Seules six listes étaient présentes : Stéphane Audry et Lydie Treilly pour le candidat divers gauche Olivier Falorni (absent pour cause d’agenda selon ses proches), Christophe Batcabe, tête de liste soutenue par la droite, Danielle Vauzelle pour Lutte ouvrière, Véronique Bonnet pour La France insoumise, la socialiste Maryline Simoné et enfin Jaouad El Marbouh, tête de liste d’un collectif de citoyens. La place réservée au maire sortant Thibaut Guiraud est, en revanche, restée vide toute la soirée. Et ce dernier n’aura visiblement pas vu l’intérêt d’y envoyer un de ses représentants. Tout à fait curieux, l’exercice n’avait rien de compliqué ni de risqué.
Tout fut trop long donc. Les prises de parole des candidats, souvent indisciplinés et incapables de tenir le temps imparti. Et surtout incapables de faire un ou deux choix pour rendre le débat intéressant et concret. Il fut donc question de tout et de rien dimanche soir. Même si, reconnaissons-le, dans ce grand fourre-tout électoral, quelques idées ont fini par émerger : le projet de RER urbain et de « smart-city » de Christophe Batcabe, la ruche du Gabut et la maison des premiers jours d’Olivier Falorni, le logement « grande cause du mandat » et le tram-train pour continuer vers la Pallice selon Maryline Simoné, des parkings et caméras-piétons sur tous les agents municipaux pour Jaouad El Marbouh ou encore le droit de pétition locale ou le « zéro lieu inaccessible » lancé par Véronique Bonnet pour La France insoumise.


