Romain Tissot, président de la Fnaim Gard-Lozère, a dévoilé les chiffres 2025. Et s’est réjoui d’une reprise de l’activité immobilière.
Plus que de simples vœux, le traditionnel rendez-vous de rentrée de la Fnaim 30/48, dans ses locaux du boulevard Victor-Hugo à Nîmes, est l’occasion d’un point documenté sur le marché immobilier gardois. Après avoir pointé des années extrêmement compliquées sur les exercices précédents, le président Romain Tissot a pu partager, en ce début 2026, de bonnes nouvelles à ses adhérents et invités (1). Voici les tendances.
1. Reprise de l’activité
Point principal : le marché reprend des couleurs. Avec un volume moyen de 10 695 ventes, il affiche une reprise de 11,9 % dans le Gard en termes de volume de ventes, avec 10 615 réalisées pour le département (2 377 à Nîmes). Soit la plus forte progression en Occitanie. « ça montre clairement un redémarrage qui s’explique à la fois par une baisse du taux bancaire et une baisse des prix vendeurs ». Le taux moyen des crédits bancaires se situait en novembre 2025 à 3,12 %. Il était de 4,2 % en 2023… et de 1,1 % en 2021. Les prix vendeurs ont, eux, globalement diminué mais il reste toujours, selon Romain Tissot, un écart conséquent de « 9 % d’écart entre nos estimations et le prix de mise en vente ».
2. Prix au m2 et niveau des loyers
Au 1er janvier 2026, le prix global au m2 est de 2392 € dans le Gard. Avec une légère baisse sur les trois derniers mois, on arrive globalement aux prix de 2019. A Nîmes, les prix sont de 2062 €/m2 pour un appartement et de 2839€/m2 pour une maison. Ces mêmes prix sont de 5308 €/m2 l’appartement et 4956€/m2 au Grau-du-Roi, de 3303 et 3956 €/m2 à Uzès, de 1660 et 2137 €/m2 à Alès, de 1542 € et 2190 € /m2 à Bagnols.
Au niveau des loyers, on compte fin 2025 11,9 € le m2 dans le Gard et 12,1 € le m2 sur Nîmes. Dans le Gard, la progression des loyers est de 9,6 % sur 5 ans et de 0,5 % sur un an. A Nîmes, elle est de 8,6 % sur 5 ans et de 0,3 % sur un an.
3. Inquiétudes
Romain Tissot se réjouit de la reprise amorcée mais reste néanmoins prudent : « Le volume de ventes s’est redressé, mais c’est une reprise qui ne doit pas masquer la gravité de la crise que nous avons connue : la plus grave depuis 80 ans », insiste-t-il. Et de rappeler qu’au niveau global, 21 % des agences immobilières ont fermé en 2024 suite à trois années consécutives de baisse de volumes (-33 % en trois ans).
Pour que cette reprise tienne, plusieurs conditions doivent être réunies explique le président de la Fnaim 30/34 : « stabilité politique, stabilité bancaire, une politique du logement claire ». À ce titre, Romain Tissot se félicite de l’annonce du statut du bailleur privé, déjà évoqué dans nos colonnes. Il porte par ailleurs un message contre l’encadrement des loyers, pratiqué par exemple à Montpellier, depuis 2022. Une mesure « dramatique pour l’investissement immobilier », juge Romain Tissot. Souhaitant que soit porté au niveau national un « message fort », il conclut qu’il faut « retrouver confiance dans l’immobilier. La pierre est une valeur refuge ».
