« Un mélange d’espoir et de crainte » : la situation immobilière à Dammartin-en-Goële va-t-elle s’améliorer ?

Jan 29, 2026 | Non classé

Par

Baptiste Ringeval

Publié le

Comme dans de nombreuses entreprises, le début d’année est souvent l’heure du bilan de l’année précédente pour les agences immobilières. Sur le plan national, en 2025, le marché immobilier a amorcé une sortie de crise, malgré des fragilités encore présentes. Après une période marquée par des taux élevés et un pouvoir d’achat immobilier fortement amputé, l’activité a commencé à se redresser, portée par une stabilisation des prix et une reprise progressive des ventes.
Selon un article de nos confrères du Monde, qui reprend les chiffres de Century 21, principal réseau d’agences immobilières en France, l’année 2025 a d’ailleurs été marquée par un rebond de 12 % des transactions.
Mais plus localement, à Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne), le bilan est-il le même ? Pour répondre à cette question, nous nous sommes rapprochés de trois agents immobiliers qui exercent dans la commune.

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« Du mieux »

Concernant 2025, tous ont à peu près le même constat. « C’est une année que je qualifierai de moins mauvaise que 2024. 2025 a été plus réjouissante même si ce n’est pas encore mirobolant », analyse dans un premier temps Valentin Dogniaux, conseillé immobilier pour l’agence ADIC Immobilier située 119 rue du Général de Gaulle. Il poursuit : « depuis 2023, plusieurs choses expliquent ce manque d’attrait pour l’immobilier sur Dammartin-en-Goële. Il y a d’abord eu la problématique du taux d’endettement avant que ce soit au tour des taux d’intérêt qui étaient trop hauts. Aujourd’hui, c’est le prix des biens qui est trop élevé. Les vendeurs ne se rendent pas compte et vendent 20 à 30 000 euros de trop. »

Un constat que partage Djaffar Azrar, directeur de l’agence Orpi. « Les prix avaient augmenté après le Covid mais ils sont aujourd’hui à la baisse. Beaucoup de gens ont vu leur voisin vendre à un certain prix il y a quelques années, et espèrent en tirer le même prix aujourd’hui, mais ce n’est pas possible », complète-t-il avant de confirmer que 2025 a été positive, « les banques ont plus joué le jeu et ont accepté de prêter. »

Sonia Lechan, conseillère immobilière indépendante pour IAD immobilier depuis 2022, ajoute avoir remarqué une hausse des demandes dans la commune pour 2025 même si la taxe foncière freine les acheteurs.

Les prix ont également baissé d’environ 8 %. Mais il ne faut pas se leurrer, 2025 a été mieux parce que 2024 avait été catastrophique.

Sonia Lechan

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Des habitants qui quittent la commune

Pour cette dernière, comme pour Valentin Dogniaux, Dammartin-en-Goële bénéficie d’un turnover peu commun.

« Beaucoup d’habitants arrivés il y a plus de 10 ans quittent la commune. Avec les très nombreuses constructions, la ville a perdu de son attrait », lance Sonia Lechan. Valentin Dogniaux poursuit : « ces habitants partent souvent s’installer aux alentours, à Othis ou Longperrier, ou encore plus au nord dans l’Oise pour retrouver un peu plus de verdure. »

Du côté des arrivants, « ce sont souvent des gens de Seine-Saint-Denis ou du Val-d’Oise. Ils cherchent à s’éloigner de Paris tout en restant dans des prix abordables. Ce sont souvent des primo-accédants avec un budget limité. »

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À quoi s’attendre pour 2026 ?

Pour le directeur de l’agence Orpi, Dammartin conserve tout de même de nombreux atouts. « La situation géographie est top avec l’aéroport Charles de Gaulle juste à côté, des axes routiers à proximité mais aussi des commodités directement sur place notamment pour les enfants. » Djaffar Azrar pointe tout de même un gros point négatif : le stationnement.

Pour 2026, l’espoir est de rigueur. « On espère que ce sera encore mieux. Nous avons remarqué encore une petite baisse des prix et les taux sont abordables. On a de l’espoir », réagit Valentin Dogniaux pour ADIC Immobilier.

Pour Sonia Lechan comme pour Djaffar Azrar, l’espoir laisse sa place à la crainte. La conseillère immobilière indépendante pense vivre une année 2026 « similaire à 2025. » « Pour le moment, c’est compliqué. Dès que ça dépasse les 300 000 euros, ça ne se vend pas. » « Les taux sont repartis à la hausse. Le contexte national mais aussi international avec les différentes guerres ne joue pas en notre faveur », complète le directeur chez Orpi avant de conclure sur une note plus positive, « je pense quand même que 2026 sera meilleure. »

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