ENTRETIEN. Nathalie Besançon, directrice de la Scène Nationale Albi-Tarn : « Aujourd’hui, tous les artistes ont envie de jouer à l’Albi Jazz Festival »

Jan 28, 2026 | Albi

l’essentiel
La 7e édition de l’Albi jazz festival a débuté mercredi. De la musique inspirée se concentre dans le Tarn. Nathalie Besançon, la directrice de la Scène Nationale Albi-Tarn, dit toute sa joie d’organiser un tel événement, qui, au fil des ans, est devenu un rendez-vous des musiciens de la planète jazz du monde entier.

Nathalie Besançon est assise dans son bureau, finalisant les dernières touches de l’Albi Jazz Festival, que la Scène Nationale Albi-Tarn organise. Le sourire est là. Avec toute son équipe, elle prend un plaisir fou à préparer cette édition. Rencontre avec celle qui va proposer de belles et folles soirées de musiques jazzy.

Nathalie Besançon et Boris Sommet dirigent la Scène Nationale Albi-Tarn.
Nathalie Besançon et Boris Sommet dirigent la Scène Nationale Albi-Tarn.
DDM – EMILIE CAYRE

On vous sent ravie d’organiser cette 7e édition…

Absolument. Avec toute l’équipe, on est fier de proposer quelques jours de métissage musical avec des artistes français et internationaux. Cette année, la programmation sera épicée d’une touche nordique. Le jazz est une musique emblématique de toutes les cultures. C’est pour cela que l’on en est fier. Ce sera une belle fête.

Depuis la première édition, votre événement a fidélisé un nombreux public…

Le jazz est une musique qui rassemble. Il n’y a pas un jazz mais des jazz et ça plaît. J’en suis ravie.

Chez les artistes aussi, la greffe a fonctionné ?

Oui. Je ne vais pas faire de fausse modestie. Aujourd’hui, tout le monde veut venir jouer à l’Albi Jazz Festival que ce soit les artistes français ou internationaux. Ils trouvent ici un lieu idéal pour s’exprimer, rencontrer d’autres artistes novateurs. Pour vous dire, il y a certains groupes qui restent durant tout le festival. C’est bon pour la cohésion, mais aussi les commerces qui les accueillent. C’est une attractivité supplémentaire pour la ville.

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Et il y a le facteur X, le Magic Mirrors qui accueille un off avec des concerts gratuits qui font un carton…

S’il vous plaît, ne parlez pas de off. Avec Boris (secrétaire général de la SNA), qui s’implique beaucoup dans la programmation, on ne supporte pas ce mot. Le Magic Mirrors est dans la continuité des spectacles du Grand Théâtre, avec la même rigueur, les mêmes propositions artistiques de qualité et de découverte. C’est la même écoute, une philosophie identique.

Reste que son entrée est gratuite…

Oui, et c’est tant mieux. Cela permet à tous et toutes de pouvoir écouter un concert. La formule est idéale. Les gens peuvent entrer et sortir à leur aise. Selon les représentations, on peut les écouter assis ou bien debout. L’acoustique et la qualité du lieu font la différence. C’est comme si on était dans un bar de jazz. On veut que ce soit la même ambiance, la même mixité sociale. On est toujours heureux quand on voit le nombre de gens qui poussent la porte.

On sent qu’année après année, votre programmation est de plus en plus pointue…

On est toujours resté avec la même philosophie. Ouvrir au plus grand nombre et aux cultures différentes, nos portes. Cette année, le jazz nordique est bien présent cette année et l’on est très fier d’accueillir Mats Gustafsson et son Fire ! Orchestra, plébiscité sur la scène européenne.

Albi Jazz Festival, c’est une bouffée d’oxygène en plein hiver ?

Pour l’équipe et les spectateurs, certainement. L’hiver aurait pu être une contrainte. C’est tout sauf le cas. C’est ça qui est génial.