PARIS : Édition – Chloé Thibaud décrypte la fabrique culturelle de la peur des femmes

Jan 23, 2026 | Paris

Dans son nouvel essai à paraître aux éditions Les Insolent·es, la journaliste Chloé Thibaud analyse comment la pop culture construit la peur du féminin.

Si les statistiques et l’actualité rappellent constamment pourquoi les femmes ont des raisons de craindre les hommes, la réciproque est une construction culturelle tenace que la journaliste Chloé Thibaud a décidé d’explorer. Dans son nouvel ouvrage intitulé « Pourquoi les hommes ont peur des femmes », qui sera disponible en librairie le 4 mars 2026, l’autrice s’attaque aux mécanismes de cette angoisse masculine.

Le miroir de la violence romantisée

Ce livre s’inscrit dans la continuité du travail de réflexion entamé par Chloé Thibaud. Après son précédent essai « Désirer la violence », où elle analysait la façon dont la société et les arts ont tendance à romantiser les hommes violents, elle opère ici un mouvement de bascule. Il s’agit désormais d’étudier le « phénomène miroir » : la diabolisation systématique des figures féminines.

L’essai, publié aux éditions Les Insolent·es, pose une question centrale : derrière la diabolisation des femmes, ne se cache-t-il pas une stratégie politique visant au maintien de l’ordre établi ? Selon l’autrice, cette peur serait intimement liée à « l’angoisse masculine de voir les femmes échapper au contrôle patriarcal ».

La pop culture au banc des accusés

Pour étayer sa démonstration, la journaliste spécialiste des sujets culture et société passe au crible plus d’un siècle de productions culturelles. Le livre met en lumière la récurrence d’archétypes féminins présentés comme dangereux : des petites filles inquiétantes du film *Shining* à l’adolescente aux pouvoirs destructeurs dans *Carrie*, en passant par les personnages de la série *Desperate Housewives* ou du film *Lolita malgré moi*.

L’ouvrage décortique ces figures de « sorcières », d’« hystériques », d’épouses castratrices ou d’« ex folles » qui peuplent l’imaginaire collectif. Chloé Thibaud démontre comment ces récits ont participé à construire l’idée que les femmes représentent une menace qu’il faudrait « contenir, punir, voire éliminer ».

Un outil face aux discours antiféministes

À l’heure où les discours masculinistes et antiféministes retrouvent une visibilité dans l’espace médiatique, cet essai entend déconstruire la « fabrique culturelle de la misogynie ». En analysant ces mythes majoritairement théorisés par des hommes, l’autrice propose de comprendre ce que le patriarcat gagne à entretenir cette peur.

Le dossier de presse et les projets en cours de l’agence représentant l’autrice sont consultables via ce lien (https://74r6d.r.sp1-brevo.net/mk/cl/f/sh/1t6Af4OiGsE8LNl6b853wDOj7zdu1U/v6irL4bHIWDH).