Saint-Pée-sur-Nivelle : les kayakistes manifestent contre la privatisation du centre nautique

Jan 19, 2026 | Saint-Pée/Biarritz

Les élus d’opposition avaient dénoncé une décision à la hussarde et sans concertation. Au-delà de la forme, les locaux du centre nautique sont actuellement occupés par la section kayak du SPUC omnisports, qui s’interroge sur l’avenir de ses 14 adhérents et du stockage de ses 74 esquifs.

Une manifestation ce samedi 17 janvier au matin est venue le rappeler sous les fenêtres de la mairie, où on reconnaissait les membres des deux groupes d’opposition municipale et quelques riverains du lac, pas vraiment convaincus par le projet, unilatéralement décidé.

« On nous a mis devant le fait accompli, explique Daniel Lafitte, le président de la section. Nos problèmes de localisation et de stockage de notre matériel sont un aspect. C’est notre survie qui est en jeu, avec la disparition de notre source de financement principale, la location des pédalos en juin et septembre. »

Au-delà des entraînements et du perfectionnement de ses membres au pied de leur local, la section accueille aussi, accessoirement, des clubs amis séduits par le site et réserve également des créneaux horaires pour l’initiation à la navigation dans le cadre de l’enseignement sportif des collégiens de l’établissement de Seaska, tout proche.

« Nous risquons de perdre notre label d’école française de canoë-kayak, complète avec amertume le responsable. Trois clubs seulement le possèdent sur les 13 du département. » Pour l’heure, les propositions municipales de relocalisation n’ont pas trouvé grâce à leurs yeux.

Pour éviter que 43 ans d’histoire ne se terminent en queue de poisson, la fédération française de canoë-kayak a proposé ses bons offices pour trouver une solution autre que juridique. Une pétition circule actuellement sur les bords du plan d’eau. Elle a recueilli pour l’heure 713 signatures.

Du côté de la mairie, on affirme qu’il n’existe aucune intention de faire disparaître la section kayak du paysage associatif local. « Nous avons une épée de Damoclès financière au-dessus de la tête, explique Bernard Elhorga. Il nous fallait donner rapidement à notre tutelle des gages quant à notre volonté de rechercher des ressources autofinancées. Le lac en est une opportunité. Le bénéfice de ces concessions nous permettra de compenser la perte financière de 40 000 euros liée au départ des gendarmes locataires du terrain de leur caserne. À titre d’exemple, 40 000 euros, c’est 1,5 % d’augmentation de la fiscalité locale », détaille-t-il.