Bordeaux : l’avant-garde s’invite au festival Trente Trente

Jan 15, 2026 | Bordeaux

Sur le même sujet

Bordeaux : « Sosie² », une pièce déjantée qui dynamite les coulisses du pouvoir

Bordeaux : « Sosie² », une pièce déjantée qui dynamite les coulisses du pouvoir

Le collectif Vivarium présente une création musicale et théâtrale burlesque au Glob théâtre, où l’on tente de sauver l’humanité par le travestissement

Sur le même sujet

Critique : « Yvonne ou ma Génération Y », entre petite et grande histoire, à Bordeaux

Critique : « Yvonne ou ma Génération Y », entre petite et grande histoire, à Bordeaux

Au théâtre des Beaux-Arts de Bordeaux jusqu’au 24 janvier, Clothilde Aubert évoque ses souvenirs personnels qui croisent la mémoire collective

Corps politiques

Le coup d’envoi de Trente Trente sera donné samedi 17 janvier au marché de Lerme, en coréalisation avec la Manufacture, avec un focus « sur les écritures singulières ». Samir Kennedy ouvrira le bal avec la performance « The Aching », s’appuyant sur des chansons populaires (américaines, irlandaises) utilisées comme des prières ou des berceuses. La soirée se poursuivra avec un plateau partagé à la Halle des Chartrons. Andrea Givanovitch présentera « Untitled ». « Une pièce qui peut être lue comme un prolongement de l’ouvrage ‘‘Some Faggy Gestures’’ d’Henrik Olesen sur les figures dites efféminées dans l’art pictural jusqu’au XIXsiècle », souligne Sandrine Barrasso. Il sera suivi de Lucía García Pullés avec « Mother Tongue », où l’artiste argentine explore la manière dont la migration a un impact sur le corps et la langue.

La matière et la mémoire

Philomène Jander sur « Do We Need A Body To Dance ? »
Philomène Jander sur « Do We Need A Body To Dance ? »
Enzo Camellini

En collaboration avec le TNBA et le Glob Théâtre, le festival propose des doubles soirées aux esthétiques contrastées : au TNBA, les 20 et 21 janvier, la jeune chorégraphe Philomène Jander offrira avec « Do We Need A Body To Dance ? », une œuvre où, lestée d’un costume de 30 kg de sel, elle laissera le mouvement dessiner un paysage au sol. En contrepoint, le festival reprogramme Vincent Dupont avec « Hauts Cris (miniature) », véritable performance sur la perception.

Le texte et la parole seront à l’honneur au Glob Théâtre avec Joëlle Sambi les 22 et 23 janvier pour « Failles ». L’auteur y interroge le deuil et ses racines entre la Belgique et Kinshasa. Stéphanie Aflalo proposera une conférence philosophique et humoristique sur la mort « Méditations ».

« Méditation » de Stéphanie Aflalo, petite collection de métaphores sur la mort, au festival Trente Trente.
« Méditation » de Stéphanie Aflalo, petite collection de métaphores sur la mort, au festival Trente Trente.
Noor Azizi

Aux Chartrons, le 24 janvier, le duo Matteo Sedda et Marco Lebellarte frappera fort avec « Fuck Me Blind », performance inspirée par le film « Blue » de Derek Jarman. Ce travail sera prolongé le dimanche par un workshop et la projection du film « Dark Horse », en présence du réalisateur Giulio Boato.

Le festival s’achèvera au théâtre des Quatre Saisons (Gradignan) avec la compagnie Super Sensible (Valerio Point), qui présentera un travail intimiste sur la marionnette à fils. Côté musique, place à l’artiste jordanien Symo Reyn (au qanun électroacoustique) suivi du duo de percussions de la compagnie Hart Brut (« Trucs »), qui travaille sur la sonorité des cloches et des sonnailles de troupeaux.

Spectacles / parcours : 8 à 18 euros. Pass : 50 à 70 euros. trentetrente.com