Royan : il prétexte un achat pour récupérer les 400 euros de jantes jamais reçues

Jan 13, 2026 | Royan

« Il a fait le mauvais choix en voulant se faire justice lui-même »

Ses parents lui avaient offert cette somme pour acheter des jantes. Il en trouve sur Marketplace, effectue un virement mais ne reçoit rien. Le prévenu comprend la supercherie en découvrant les mêmes jantes, du même vendeur, sur le site du Bon Coin. Il essaie de porter plainte directement à la gendarmerie de Pauillac, en Gironde, puis en ligne. Ses démarches sont incomplètes. Début janvier 2026, il découvre que le vendeur des jantes se sépare d’une Peugeot 206. Grâce à un faux compte, il tient là l’occasion de rentrer en contact avec le vendeur qui a bloqué ses appels depuis deux mois. Rendez-vous est donné sur le parking du bac de Royan, samedi 10 janvier, en fin de matinée, avec l’intention de récupérer les 400 euros. Comme l’a dit le parquet, « il a fait le mauvais choix en voulant se faire justice lui-même ».

Le trentenaire embarque dans son expédition un ancien voisin, 26 ans, qui a lui aussi passé une nuit en détention provisoire. Son père, 54 ans, et un petit-cousin, 19 ans, sont du voyage. Eux comparaissent libres. Leur rôle était de faire mine de s’intéresser à la voiture. La visite prétexte de la voiture se déroule comme prévu jusqu’à l’arrivée de celui qui veut récupérer son dû. Son voisin l’accompagne.

Le premier assène trois coups de poing à l’escroc présumé ; le second lui demande d’arrêter. Amochée à la bouche, la victime de 22 ans est contrainte d’aller retirer 400 euros à un distributeur de la rue Gambetta. Il donne l’argent et parvient à donner l’alerte auprès du guichetier présent. Trois hommes sont interpellés peu après sur le port, l’organisateur de l’expédition jette un couteau. Le père prend la fuite, il se présente au commissariat le lendemain. Devant le tribunal, tous reconnaissent que « c’était n’importe quoi ».

Le lendemain de l’interpellation, les policiers mettent la main sur 435 euros, dissimulés dans une chaussette du principal prévenu. La somme de 400 est rendue à la victime des coups. Ce qui ne manque pas de faire réagir Me Sylvie Haguenier, avocate du trentenaire. L’escroc « a récupéré l’argent de sa crapulerie ». Au nom de son client, elle a déposé une plainte, mardi, en bonne et due forme.