« Commençons par les archets modernes… » Dans la longue salle voûtée qui leur fait office de studio de répétition, en sous-sol d’un atelier de lutherie parisien, les musiciens lancent les premières mesures du quatuor op. 76 n°5 de Joseph Haydn. Timbrée, opulente – presque trop – la sonorité emplit l’espace avec une glorieuse solennité. « Passons maintenant aux archets classiques… » La même musique par les mêmes artistes sonne tout différemment. Comme si l’air extérieur s’était infiltré dans la pièce, apportant une légèreté nouvelle, une respiration plus naturelle, une transparence.
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“Poivre et miel”
