Le marché immobilier reprend de la vigueur

Jan 6, 2026 | Non classé

À Chaumont, le prix moyen du m² pour une maison s’établit à 1 446 €. Celui d’un appartement à 1 204 €.

Le marché immobilier n’est plus à l’arrêt en France et… à Chaumont. Les transactions ont repris en 2025 à un niveau plus élevé qu’en 2024 et 2023 ; deux années jugées compliquées par les agences immobilières.

Les raisons de cette reprise sont connues. Pour les vendeurs, les prix ont cessé de baisser et donc la mise en vente de biens sur le marché a repris. Et surtout, pour les acheteurs, outre des prix plus raisonnables, les taux de crédit se situent désormais autour de 3 % sur 20 ans contre plus de 4 % au moment de l’inflation d’après Covid et de début de guerre en Ukraine. A salaire égal, les banques prêtent à nouveau un peu plus.

Selon Stéphane Plaza Immobilier rencontrée fin 2025, grâce aux prêts à taux zéro en cas de rénovation, le retour des primo-accédants est particulièrement significatif. Ces acheteurs, souvent absents du marché ces dernières années en raison de conditions de financement trop contraignantes, reviennent aujourd’hui avec des projets concrets.

A Chaumont, le prix moyen du m² pour une maison s’établit à 1 446 € d’après Meilleurs agents et les déclarations notariales, au 1er janvier 2026. En un an, la baisse est de 3,3 %. Durant le dernier mois de 2024, elle n’est que de 1,2 %. Et comme il ne faut mesurer le marché immobilier que sur la longueur, en 5 ans, les maisons se vendent 2,4 % plus cher et, en 10 ans, 5,1 %. La poussée, durant la décennie, a eu lieu en 2021 et 2022 avec la crise sanitaire.

En matière d’appartements, le prix moyen au m² est de 1 204 €. En un an, la baisse est conséquente puisqu’elle atteint 7 %. En décembre, la diminution n’a été que de 1,5 %. En regardant plus loin en arrière, il s’avère que les prix ont augmenté de 3,4 % en 5 ans et de 12,2 % en 10 ans. Autrement dit, les achats de 2016 ont une bonne rentabilité alors que ceux de 2023 et 2024 ont fait perdre de l’argent aux propriétaires.

Quartier par quartier, les deux secteurs qui tirent les prix vers le haut sont, sans surprise, celui qui va de Château-Paillot à Saint-Aignan et, avec plus d’étonnement, celui du secteur de la prison en allant du boulevard Thiers au Clos Adonis en passant par la rue du Val Anne-Marie, la rue Mareschal et la rue du Val Barizien. Appartements et maisons confondus, le prix moyen du m² est de 1 388 €.

Les quartiers de Lafayette, Tassigny, Robespierre et Castelnau sont tout juste derrière à 1 381 €/m² tandis que le centre et les faubourgs décrochent pour atteindre 1 362 € le m². Le centre-ville paie sa désertification et une offre plus importante que la demande.

Enfin, avec un prix moyen à 1 377 € le m² (maisons et appartements), Chaumont est dans la partie haute du panier par rapport aux communes voisines. Seule Jonchery est au-dessus (1 440 €). Viennent ensuite Chamarandes-Choignes (1 368 €), Condes (1 356 €), Treix (1 344 €), Verbiesles (1 330 €), Villiers-le-Sec (1 321 €), Semoutiers (1 305 €), Neuilly-sur-Suize (1 258 €), Laville-aux-Bois (1 258 €), Biesles (1 095 €) et Richebourg (981 €).

Frédéric Thévenin

f.thevenin@jhm.fr

A Chaumont, pour une population de 21 418 habitants, le parc immobilier équivaut à 12 836 habitations. La commune se distingue également par une part de maisons individuelles de 42,2 %, ainsi qu’un pourcentage d’appartements de 57 %.

Le parc immobilier de la commune n’a pas progressé depuis cinq ans avec seulement 0,5 % de nouvelles habitations, contre 3,5 % dans la région Grand Est. De plus, 8,8 % des logements sont des logements vacants et 88,9 % sont des résidences principales. Dans l’Hexagone, le taux de logements vacants plafonne à 8,6 %. La superficie des logements est variable avec 27,8 % de quatre pièces, 3,9 % de studios et 27,3 % d’habitations de cinq pièces et plus. Les habitants de Chaumont sont 4 702 à être propriétaires. Ils sont en d’autres termes moins nombreux que les 55,5 % de locataires. La ville possède 31,1 % de logements sociaux.

Si les professionnels évoquent en effet une année 2026 plus stable, ils préconisent dans la foulée de ne pas s’emballer. D’ailleurs, les ventes pourraient encore progresser, mais modestement. Une remontée des taux reste possible, tout comme des secousses liées au contexte politique.

Les élections municipales approchent, avec leur lot d’incertitudes, notamment en ce qui concerne la fiscalité locale. Taxe foncière, encadrement des loyers, règles pour les investisseurs : autant de sujets qui incitent certains acheteurs à temporiser, et à décaler leur projet d’achat immobilier.

En clair, 2026 pourrait être une année plus favorable que 2025 pour investir dans un bien. Mais ce ne sera pas une année évidente pour autant. Ceux qui avancent avec un projet solide auront sans doute une carte à jouer. Les autres devront accepter d’attendre encore un peu.