L’élément déclencheur de cette agitation réside dans le malaise cardiaque dont a été victime un détenu ce lundi aux alentours de midi. Le syndicat indique que le personnel pénitentiaire a réalisé « les premiers gestes avant l’arrivée des secours ». En vain. Le détenu est finalement décédé. « Cela a créé une incompréhension chez d’autres détenus et un climat de paranoïa vis-à-vis des surveillants », explique Christophe P., secrétaire régional de l’Ufap.
Un climat de tension qui s’est accru jusqu’à 17 heures, au moment où une cinquantaine de détenus était en promenade dans la grande cour. Lors de celle-ci, l’un d’entre eux a jeté quatre boules de pétanque sur la vitre du poste de surveillance. L’agent à l’intérieur a été exfiltré en urgence. « De là, tout a basculé, la cour de promenade a commencé à s’agiter. Le blocage s’est fait sentir et les projectiles pleuvaient en direction des agents du bâtiment de détention », lit-on dans le communiqué.
Ne pouvant intervenir dans ces conditions, les agents ont demandé le renfort des Eris (équipes régionales d’intervention et de sécurité), qui ont repris la main sur la situation vers 22 heures. L’activité « normale » de la prison a pu reprendre ce mardi matin.


