DÉCRYPTAGE – La reprise encourageante du début d’année 2025 a laissé place, ces dernières semaines, à une nouvelle frilosité. En cause, la légère remontée des taux de crédit et l’incertitude fiscale.
L’année 2025 s’apprête à se refermer et, malgré l’instabilité politique et les incertitudes économiques, le bilan est positif pour l’immobilier ancien. À ce jour, 921.000 ventes ont été conclues en France, selon les notaires qui publient ce lundi leur bilan annuel. Soit une hausse d’environ 11% sur les 12 derniers mois. De son côté, la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim) table, d’ici au 31 décembre, sur «940.000 à 950.000» transactions, selon Loïc Cantin, son président. Après trois années de crise, «le marché a repris des couleurs grâce au soutien des banques», se réjouit Brice Cardi, président du réseau L’Adresse. Ces dernières ont rouvert les vannes du crédit, à la faveur du recul des taux d’intérêt.
Les trentenaires, au portefeuille moins fourni que leurs aînés, ont particulièrement profité de la baisse des taux de crédit, qui sont passés de 4,2% fin 2023 à 3% début 2025 pour les emprunts à 20 ans. En général, ce recul a permis aux acheteurs de s’offrir des logements plus grands de six m² (de 75 à 81 m²) en moyenne, appartements et maisons confondus, selon les notaires. La part des primo-accédants est remontée (+5 points en un an). Cependant, «nous avons constaté une hausse des CSP+ et un recul des moins aisés chez les primo-accédants», souligne Loïc Cantin, président de la Fédération nationale de l’immobilier. On l’oublie souvent, les primo-accédants ne désignent pas seulement les ménages qui achètent pour la première fois mais aussi ceux qui n’ont pas été propriétaires durant les deux dernières années. Un seul bémol dans ce panorama de 2025 : les investisseurs ne sont pas revenus vers la pierre. Dans l’ancien, leur part navigue entre 10% et 20% des achats, selon les professionnels de l’immobilier.
Mais cette embellie va-t-elle perdurer en 2026 ?…
