C’est un signe de reprise pour un secteur en crise : les ventes de biens immobiliers anciens ont augmenté de 11% sur un an, selon le bilan annuel des notaires révélé par franceinfo ce lundi. La progression est la plus forte en Gironde, en Haute-Garonne, dans le Rhône et en Seine-Maritime.
Une timide reprise timide, qui envoie tout de même des signes positifs à un secteur en berne : le volume de ventes de logements anciens a bondi de 11% en un an, selon le bilan 2025 du marché immobilier des notaires de France, que franceinfo a pu consulter en exclusivité.
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Pour Laurent Rose, notaire à Nice et intervenant pour le Conseil supérieur du notariat au titre des statistiques immobilières, « cette année est la première année positive après plus de deux ans de schéma descendant en terme de volume », une baisse qui a suivi « l’euphorie du secteur post-covid », explique-t-il ce lundi sur franceinfo.
Une reprise grâce à la baisse des taux bancaires et l’épargne des Français
Selon lui, cette reprise des ventes s’explique notamment par « la baisse des taux d’emprunt bancaires », qui a redonné un peu d’air aux acheteurs », mais aussi par « l’épargne faite par les Français au cours des dernières années, ainsi que par une hausse relative des salaires ».
Malgré cette forte progression, le cap du million de transactions n’a pas été franchi. « On constate aujourd’hui un nombre de ventes sur un an glissant qui est de l’ordre de 921. 000. On espère atteindre 930. 000 d’ici la fin de l’année », précise-t-il.
Un marché très dynamique en Gironde, en Haute-Garonne ou dans le Rhône
C’est en Gironde que la progression est la plus marquée, avec une hausse de 18%. La tendance est également très positive en Haute-Garonne (+17%), dans le Rhône et en Seine-et-Marne (+16%). Seules la Creuse (-1%), la Martinique (0%) et la Guyane affichent une évolution inférieure à +1%.
Paris reste la ville la plus chère, Saint-Etienne la moins chère
Cette dynamique des ventes s’accompagne d’une augmentation des prix, aussi bien pour les maisons que pour les appartements. Les villes où le prix médian au mètre carré reste le plus élevé sont Paris (9. 570 euros), devant Nice (4. 750 euros), puis Lyon, Bordeaux et Lille, première ville à passer sous la barre des 4. 000 euros.
À l’autre extrémité du classement, Saint‑Étienne affiche le mètre carré le plus abordable de France (1 .150 euros), suivie du Havre, de Grenoble, d’Orléans et de Reims, toutes situées au‑dessus de 2 .000 euros. « C’est une question de correction. Bien souvent, les villes qui baissent aujourd’hui étaient les villes qui montaient hier et vice-versa », explique Laurent Rose.
Autre signe de reprise : le temps moyen de détention d’un logement se remet à diminuer, après plusieurs années d’allongement. Les propriétaires conservent désormais leur bien pendant 12 ans et 5 mois, en moyenne.
