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Le théâtre d’improvisation séduit de plus en plus à Albi. Six équipes locales s’affronteront lors de l’Albi Impro Factory samedi soir à Cantepau. Un événement créé pour répondre à l’engouement de cet art qui permet de lâcher prise.
« Nous avons dû refuser deux équipes. C’est incroyable », soulignent Guillemette de la Vernhe et Siloë Bertrand-Trouvé de la Clique compagnie. Samedi, à partir de 20 h 30, elles seront six équipes à s’affronter à la Fabrique à Cantepau lors de l’Albi Impro Factory. Ce sera ensuite au public de les départager. Le gagnant fera la première partie du spectacle du SLIP le 10 janvier à l’Athanor.
Toutes les équipes sont d’Albi. Il y a des étudiants, des retraités… « Cela va de 19 à 70 ans », insistent-elles, preuve de l’engouement pour le théâtre d’improvisation depuis quelques années. C’est d’ailleurs devant cet engouement que la Clique compagnie a créé cet événement. Au départ, il s’agissait de quelques personnes qui jouaient avec la compagnie. Mais devant l’affluence, elle a été obligée de repenser l’événement. « On leur a créé leur propre soirée. Une soirée où on ne joue pas, on leur laisse la scène », explique Guillemette de la Vernhe.
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Incontestablement, le théâtre d’impro a le vent en poupe. Cela peut paraître plus simple car il n’y a pas la barrière du texte à apprendre. « Cela paraît moins engageant, on n’est pas obligé de se mettre en avant », soulignent les deux femmes. Les timides peuvent ainsi se mettre en retrait. Mais selon les comédiens, cela ne dure jamais très longtemps.
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Pour eux, le maître mot, c’est le plaisir. Les gens rigolent beaucoup, il y a une bonne ambiance. « On ne peut pas improviser et réfléchir en même temps. Il y a un vrai lâcher-prise ; un abandon, qui crée du bien-être », assure Guillemette de la Vernhe. « Moi je suis incapable de chanter dans la vie et sur scène oui. Plus on laisse son esprit tranquille, plus cela déroule », ajoute-t-elle.
L’aspect collectif séduit également comme pour le sport… « On dépend beaucoup de l’autre, on ne peut pas broder tout seul », assurent les deux femmes. Et contrairement au stand-up, on n’est pas dans un match. Chacun a besoin de l’autre. Il faut donc être à son écoute. Et ne pas s’oublier en partant dans un grand délire où les autres ne pourraient pas suivre. « Même quand on se prépare un peu, ce qui se passe sur scène est toujours différent », assurent-elles.
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Comme le théâtre classique, il faut donc travailler. « Les gens qui arrivent en croyant qu’ils vont faire rire les gens de suite redescendent vite », soutient Guillemette de la Vernhe. Le gros problème dans l’impro, c’est la chute. Il faut arriver à terminer. Et c’est là que l’expérience joue.
Mais pas de panique, la soirée devrait être sympa. Les deux femmes l’assurent. Elles sont toujours « impressionnées par la qualité des propositions ». Propositions qui à chaque fois donnent envie à de nouvelles personnes de se lancer dans l’impro.
