Saint-Pée-sur-Nivelle : Christelle Chollet à Larreko, un avis de tornade… blonde

Nov 29, 2025 | Saint-Pée/Biarritz

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À 16 ans, vous rêviez de comédie musicale. Comment êtes-vous finalement arrivée au one-woman-show

C’est vrai qu’à 16 ans je ne rêvais que de comédies musicales et je ne pensais vraiment pas à ce type de spectacle. C’était le rôle de jeune première qui m’attirait, jouer Agnès dans Les Femmes savantes ou Sonia d’Oncle Vania. En fait j’avais une nature comique mais je ne le savais pas. Mes prestations sérieuses déclenchaient souvent l’hilarité, j’étais la fanfaronne, la drôlesse. À force de ne pas être retenu pour les rôles auxquels je postulais je me suis remise en question et ça a débouché sur mon premier spectacle de stand-up, L’Empiaffée, autour des chansons d’Édith Piaf. Ma seconde nature a pris le dessus.

Votre nouveau spectacle s’intitule 20 ans déjà. Comment vivez-vous cette étape ?

« L’empiaffée » c’était il y a vingt ans et j’en suis à mon septième spectacle. Honnêtement j’ai du mal à le croire et effectivement le temps est passé très vite. J’ai joué l’empiaffée pendant six ans et 800 000 spectateurs ont vu ce spectacle. Je suis très émue de voir que 20 ans plus tard le public me suit toujours. C’est peut-être parce que j’ai une énergie communicative que je dois à mes grands-mères et à ma mère et plusieurs cordes à mon arc qui me permettent de proposer un spectacle, comme pour les galettes bretonnes, complet.

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Peut-on encore rire de tout aujourd’hui ?

On a tendance à dire que c’était mieux avant, je ne le pense pas. L’humour, qui a une forte obsolescence programmée, évolue comme le reste. Certaines choses restent néanmoins éternelles. Devos, Coluche pourraient encore occuper le terrain. L’humour trash de Coluche est encore présent aujourd’hui, voyez ce que fait Blanche Gardin. Je pense que l’humour de qualité reste. À l’inverse ce qui n’était pas drôle hier ne l’est toujours pas aujourd’hui. Quand c’est bien fait, finalement je crois qu’on peut rire de tout à condition que ce ne soit pas vulgaire. En ce qui me concerne, mon parcours a fait que je n’ai pas été inspirée par tel ou tel comique et j’ai un spectre artistique assez large qui m’autorise une liberté de tout et de ton.

À quoi doit s’attendre le public de Larreko pour cette avant-première ?

Cela faisait longtemps que je n’étais pas revenu au Pays basque, un endroit que j’apprécie particulièrement. Dans ce nouvel opus, les gens, leurs vies alimenteront mon personnage. Je raconterai une histoire à partir de choses qui nous sont communes : la société, la politique, la famille, les enfants. Et il y a des choses à dire. En fait j’adore ces tournées de création qui nous font visiter de petites salles avant les grandes. Les artistes ont besoin de tous les publics, c’est la base de notre métier, on vient de là. Molière en est un exemple avec ses tréteaux, ses planches et ses représentations itinérantes. Il allait de ville en ville pour simplement divertir les gens. Les yeux dans les yeux, je suis très fière de pouvoir proposer ce spectacle en avant-première au public de Saint-Pée, avant de rencontrer celui de la capitale et des grandes salles.

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