Aéroport de La Rochelle : combien d’arbres sont menacés au bois de la Faucherie ?

Nov 22, 2025 | Royan

La direction de l’Aviation civile souhaite en effet avec insistance que « l’obstacle » à l’atterrissage en toute sécurité des avions qu’une partie des arbres représente à ses yeux soit levé. Après des années d’atermoiements, de contentieux et de dérogation, la date butoir définitive est semble-t-il fixée au 31 décembre 2025.

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En attendant la réduction du bois de la Faucherie, l’aéroport bénéficie d’une ultime dérogation à la réglementation sur la sécurité des vols qui touche à son terme. Un dossier de longue haleine devenu urgent

Combien d’arbres de ce parc privé classé détenu par la famille Rheims, voisin immédiat de l’aéroport, sont concernés par l’opération de coupe et d’étêtage (avec des plantations à titre compensatoire) ? La question semblait tranchée, début mars 2024.

À l’époque, Jean-François Fountaine (alors également maire divers gauche de La Rochelle) se félicitait en effet, sur les réseaux sociaux, de voir le bout du tunnel. « Un protocole d’accord est aujourd’hui signé », annonçait-il. Ce que confirmait la famille. Et d’ajouter : « Cette négociation aura permis de diviser par dix le nombre d’arbres concernés par rapport à la demande initiale. »

Des propos relayés par « Sud Ouest » qui s’était, ensuite, procuré le rapport. Il était prévu l’abattage de 129 arbres dont certains malades, sur un total de 1 500 à 2 000. 62 pouvaient être réduits, sans risque. Mais pour 258 autres, l’ampleur de la réduction de taille était telle que leur avenir était jugé « incertain ». En gros, certains allaient y survivre, d’autres pas. Dans quelle proportion ?

« À l’heure de la COP 30, de la 6e extinction et des enjeux de l’adaptation aux effets du réchauffement climatique, est-ce bien raisonnable ? »

Lors du dernier conseil municipal, l’élu écologiste Jean-Marc Soubeste a évoqué « une dernière étude » qui tablerait sur l’abattage de « 600 arbres », avec un impact très négatif sur « 30 à 40 % d’habitats d’espèces protégées » et sur l’un des derniers parcs boisés du secteur. Ce serait « une atteinte irréversible à ce patrimoine remarquable de notre commune. À l’heure de la COP 30, de la 6e extinction et des enjeux de l’adaptation de notre commune aux effets du réchauffement climatique, est-ce bien raisonnable ? » Le maire, Thibaut Guiraud, a répondu attendre des informations du syndicat mixte – ce qui a dû arriver ce vendredi.