« On n’est pas tiré d’affaire, mais il faut se loger » : où en est le marché immobilier à Paris ?

Nov 22, 2025 | Non classé

Par

Thomas Martin

Publié le

22 nov. 2025 à 8h36

Les agents immobiliers retrouvent un peu le sourire. Selon le dernier baromètre immobilier de SeLoger-Meilleurs Agents, publié début novembre, les acheteurs immobiliers sont de retour avec une demande qui a progressé de 9% en octobre 2025 par rapport à l’année précédente, pour revenir au niveau observé en octobre 2021, avant la remontée des taux d’intérêt. Dans les agences immobilières du réseau Orpi, « des mandats de vente rentrent à nouveau », « les acquéreurs sont au rendez-vous et les vendeurs qui s’étaient emballés » ont accepté de baisser un peu leurs prix, relève Guillaume Martinaud, le président. Et à Paris ? 

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Du mieux mais des niveaux « anormalement bas »

Au niveau national, les ventes de logements anciens ont continué de progresser au troisième trimestre, comme c’est le cas depuis un an selon l’indice Notaires-Insee publié jeudi, mais la hausse de 0,7% des prix est surveillée de près avec la crainte qu’une remontée freine les acheteurs. 

En Ile-de-France, les prix ont progressé légèrement de 0,2% par rapport au deuxième trimestre, avec une hausse plus marquée pour les appartements parisiens (+1,1%). Sur un an, l’immobilier ancien francilien affiche une croissance des prix de 0,4%, une première après dix trimestres consécutifs de baisse.

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Avec un total de 121 790 transactions d’octobre 2024 à fin septembre 2025, les ventes de logements ont augmenté de 11% en Ile-de-France sur un an, par rapport aux mêmes douze mois précédents, selon les Notaires du Grand Paris.

C’est « une amélioration de la situation, qui demeure à des niveaux inhabituellement bas », a commenté Elodie Frémont, présidente de la commission statistiques immobilières des notaires du Grand Paris, lors d’une conférence. Elle estime que la baisse des prix observée reste « insuffisante, mais elle permet de redéployer un petit peu de volume d’activité ».

Les investisseurs locatifs ont quasiment disparu à Paris

Au sein de son agence parisienne La Garçonnière immobilier, Bertrand Aubrun constate une « reprise des volumes » de vente et des « prix relativement stables ». « Il y a une vraie dynamique depuis trois semaines à un mois » et la fin d’année 2025 ou les premiers mois de 2026 « pourraient être probablement très prometteurs », explique ce professionnel basé en bordure du quartier du Marais

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Les investisseurs locatifs, eux, ont cependant quasiment disparu, découragés par l’obligation de rénovation énergétique des logements les plus énergivores et l’encadrement des loyers appliqué à Paris, selon Thomas Chaumeron, gérant de l’agence ISR immobilier dans le centre de la capitale.

Désormais, « on n’est pas tiré d’affaire, mais il faut se loger », souligne Guillaume Martinaud, qui « va surveiller que les prix ne s’emballent pas, sinon on va casser la machine ». 

Avec AFP

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