Un festival où l’eau devient spectacle
À Aramon, du 12 au 14 septembre, le festival Émergences invite le public à explorer toutes les facettes de l’eau. Concerts, spectacles familiaux, balades nature et ateliers participatifs rythment trois jours de fête et de réflexion. Née après les inondations de 2002, cette manifestation conjugue mémoire et avenir en mettant l’écologie au cœur de la culture.
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Émergences, ce n’est pas seulement de la musique et du spectacle.
Chaque édition ouvre la porte à des discussions plus larges et profondes. En 2025, le festival s’intéresse à un enjeu vital : le lien entre alimentation et eau.
Dans le Gard comme en Lozère, la question concerne tout le monde, des agriculteurs aux citadins, en passant par le secteur touristique.
La Lozère, souvent surnommée le “château d’eau” de la France.
En Lozère, l’eau est omniprésente. La région, souvent surnommée le « château d’eau » de la France, compte plus de 400 rivières et de nombreux bassins, parmi lesquels le Tarn, le Lot ou l’Allier. Les massifs enneigés et les tourbières jouent un rôle clé : ils accumulent et régulent l’eau au fil des saisons. Cette richesse profite aux habitants et aux agriculteurs, même si l’irrigation reste limitée. Les anciens béals, ces petits canaux gravitaires, rappellent une gestion collective et réfléchie de la ressource.
Le Gard sous plus forte pression.
Le Gard fait face à une situation plus fragile. Les nappes de la Vistrenque et des Costières, qui alimentent plus de 130 000 habitants autour de Nîmes, subissent la double pression du climat et de la pollution agricole. Le canal Philippe-Lamour, construit dans les années 1960, irrigue une grande partie des cultures, mais les sécheresses répétées rappellent que l’eau n’est pas infinie. Chaque été, particuliers et agriculteurs voient leurs usages restreints, signe que l’équilibre reste fragile.
Sans eau, pas d’alimentation durable
L’eau n’est pas qu’un simple élément naturel, c’est le fil qui relie nos cultures, nos vignes et nos élevages. En Lozère, elle semble abondante, mais fragile, tandis que dans le Gard, elle se fait rare et précieuse. Chaque goutte compte, et chaque décision impacte notre manière de produire, de consommer, de partager. Cette question dépasse les champs et les rivières : elle interroge notre futur commun.
Comment continuer à nourrir une population en croissance tout en protégeant cette ressource vitale ?
Le défi est clair, et il nous concerne tous.

