Boire la Tasse : deux jours de musique au pied du pont de l’île de Ré

Août 30, 2025 | Royan

Le temps d’un week-end, l’entrée de l’île de Ré se transforme en scène musicale. Les 6 et 7 septembre, Sablanceaux accueille la troisième édition du festival Boire la Tasse. Deux jours, vingt heures de musique et deux scènes entre océan et chapiteau. Après deux années d’open-airs gratuits, l’événement porté par l’association Café Noir prend de l’ampleur, avec l’ambition de réunir plus de 2 000 personnes.

« C’est le premier gros festival de musique actuelle de la rentrée », souligne Titouan Demereau, coordinateur et directeur artistique du festival. Avec une jauge de 1 500 spectateurs par jour, le pari est d’associer ambition et convivialité. « On veut que ça reste accessible, en termes de prix comme de taille. L’idée est de toucher un public multigénérationnel, des jeunes aux familles. »

Dès le samedi, gratuit jusqu’à 18 heures puis sur billetterie, se succéderont Juliette Magnevasoa, Trente, Miel de Montagne, Marta, Naajet et Jabberwocky. Le dimanche, 100 % gratuit, mettra en avant Tiny Mess, Pat Kalla, Bonne Nuit et Le Biscuit. Tout au long du week-end, un concours dédié à la visibilité des femmes DJs viendra compléter l’affiche.

Un mot d’ordre : accessibilité

La question des déplacements est centrale. « On sait très bien qu’un festival sur l’île peut sembler loin. Mais en fait, Sablanceaux est juste à l’entrée, avant même Rivedoux », rappelle Titouan Demereau. Pour lever le frein du pont, des navettes gratuites et des bus départementaux sont prévus.

Un autre axe fort est l’accessibilité économique. « Normalement, avec ce type de têtes d’affiche, on est sur un panier moyen autour de 30 euros par jour. Là, on est à 23 euros le samedi, et gratuit le dimanche. » Des tarifs réduits existent pour les habitants de l’île et les étudiants.

L’hébergement partenaire reste lui aussi abordable. Même sur place, les organisateurs ont fait le choix de prix « de bar », loin des hausses constatées ailleurs. « On ne voulait pas d’une sélection sociale. Dans beaucoup de festivals, une boisson coûte 10 euros. Ici, on reste raisonnables. »

Une dimension sociale et festive

Le festival assume un rôle plus large qu’une simple succession de concerts. « Boire la Tasse, c’est un festival qui se veut conscient et engagé, sur les plans sociaux, écologiques et culturels », explique Titouan Demereau.

Le dimanche, un grand vide-dressing participatif (sur inscription) apportera une touche conviviale et durable. Le Secours populaire sera également présent avec une friperie éphémère. « Certains viennent d’abord pour ça, puis restent pour l’ambiance et les concerts », raconte-t-il.

Au-delà de ce rendez-vous de rentrée, les organisateurs souhaitent prolonger l’élan. « On aimerait développer des actions culturelles et écologiques à l’année, comme des nettoyages de plage, toujours avec un côté festif. »

Le message est clair : profiter de la musique et du cadre maritime pour aborder des sujets importants sans lourdeur.