L’objectif de finir avant la rentrée ne devrait pas être atteint. Qu’en dites-vous ?
Avec la préfecture, nous avons mis la pression à Speed Rehab [filiale de Brownfields et Vinci Immobilier], qui n’a démarré que le 21 juillet. Après le couac et le manquement avéré au protocole début août, la pression a été telle que l’entreprise a souhaité d’elle-même suspendre toute activité sur le site. On aurait pu atteindre l’objectif, l’entreprise a présenté un plan de reprise d’activité qui se poursuivait en septembre. Nous avons refusé, en demandant que les travaux se terminent le 30 août. Il y aura des mouvements sur le chantier en septembre, mais qui n’auront rien à voir avec l’excavation de terres polluées.
La semaine prochaine, seules les terres plus faciles à traiter seront traitées selon le protocole validé. L’entreprise a déjà évacué 1 500 m³ sur 2 238 m³, on est aux deux tiers, il en manque un. Il y a une chose non négociable, c’est la sécurité des habitants, bientôt des élèves et des personnels des établissements. Les capteurs montrent des résultats en deçà des seuils limites, qui étaient déjà très bas, mais on ne peut pas nier les nuisances olfactives. Je recevrai mercredi [27 août] le PDG de Brownfileds dans mon bureau pour lui redire qu’ils n’ont pas droit à l’erreur.
La rentrée se fera malgré tout avec un chantier non terminé…
On ne laissera pas un chantier à ciel ouvert. Il faut faire en sorte que, même en période d’absence de travaux, le site soit sécurisé. On vit au jour le jour, mais je préfère un chantier en pointillé avec un niveau de sécurité maximum plutôt qu’un passage en force avec le risque de nuisances. Il y aura un nouveau protocole pour traiter les terres polluées découvertes fin juillet. Il devra comme à chaque fois être validé par le BRGM et Ineris, puis par la Dreal suivi d’un arrêté préfectoral.
Une réunion publique est-elle prévue ?
Ça a été calé aujourd’hui. Vendredi prochain [29 août], il y aura deux réunions : une première avec les chefs d’établissements scolaires et les parents d’élèves de Fénelon et de Massiou ; une autre avec l’association Zéro Toxic.

