Jusqu’à la fin du mois de juin, les artistes africains et afrodescendants sont à l’honneur au Centre national d’art et de culture Pompidou. Tout un symbole dans une France en pleine crise identitaire. Paris Noir – Circulations artistiques et luttes anticoloniales, 1950-2000 couvre un demi-siècle d’histoire placé sous le signe des indépendances et de la décolonisation des pays africains et d’un Paris, carrefour – plus ou moins consentant – de ces nouvelles identités extra-européennes en construction.
Paris Noir est aussi l’une des dernières expositions présentées à Beaubourg avant sa fermeture pour une rénovation de cinq ans. A la fin des années 1970, le Centre Pompidou ouvrait ses portes avec des expositions retentissantes intitulées Paris-New York, Paris-Berlin, Paris-Moscou. «Un des objectifs de Paris Noir, c’est aussi d’affirmer une histoire de circulations plutôt que de simples allers et retours avec d’autres capitales, même si bien sûr, dans l’expo, il y a des vis-à-vis avec Dakar, Lagos, Alger, Fort-de-France, Port-au-Prince», explique Alicia Knock, directrice du département de la création contemporaine du Centre Pompidou et qui a dirigé le commissariat de l’exposition avec son équipe de collaborateurs.
