Il semble loin le temps à Thénac où, à la table du Conseil municipal, tensions et invectives constituaient un retentissant concert. Les municipales de 2020 ont ouvert à la fois les fenêtres du changement et une nouvelle période, aux tonalités différentes. Le débat public, tonique hier, a muté en musique du consensus en sol majeur et silences.
Sylvie Mercier, la première adjointe démissionnaire devenue maire en 2020, peut se féliciter et tirer satisfaction de la situation. Elle peut même en bénéficier dans le cadre d’une candidature à sa propre succession l’an prochain, dont elle ne fait plus mystère. La première magistrate, par ailleurs conseillère départementale avec son voisin et maire des Gonds, Alexandre Grenot, affiche en tout cas une propension non feinte à la sérénité en cette fin de mandat.
Le bilan qu’elle tire de l’état des finances communales n’entrave en rien son équanimité. Retenons quelques chiffres. Si les dépenses de fonctionnement 2024 sont restées globalement stables (+ 4,24 %), la capacité d’autofinancement de la commune est en augmentation en 2024 (322 966 euros contre 309 000 euros l’exercice précédent). L’endettement est passé sous la barre des 900 000 euros (459 euros par habitant).
Cette année, la commune devrait dépenser plus en frais de fonctionnement (11,60 %) en raison de la gestion de nouvelles structures (Espace 1954), l’embauche d’un nouvel agent aux ateliers et l’augmentation des assurances.
Si le lotissement de Beauséjour a rapporté plus qu’il n’a coûté, les investissements seront tournés notamment vers l’entretien du patrimoine (salle Neveur, école, château Maguier, cimetière, centre de loisirs, 352 000 euros au total) et la voirie (134 000 euros).
L’imposition locale, elle, ne bouge pas. Du moins les taux votés par le Conseil municipal (1), lesquels n’ont pas été augmentés depuis 2020 : une constance qui ne manquera pas sûrement d’être soulignée durant la prochaine campagne des municipales… À ce propos, un tiers (seulement) de l’assemblée actuelle devrait repartir.
(1) Propriétés bâties 47,98 %, non bâties 45,03 %, résidences secondaires 12,91 %.
