Qu’est-ce qui a motivé votre candidature à la présidence de la Communauté de communes de Haute-Saintonge (CDCHS) ?
J’ai toujours pensé qu’un conseil communautaire devait être quelque chose de constructif et collectif. Et j’ai trouvé très rapidement que dans notre fonctionnement actuel, les communes étaient un peu ignorées dans la mesure où notre président, pour qui j’ai beaucoup de respect, est tellement au-dessus de la mêlée que nous n’avons plus de contact direct avec lui. Je regrette qu’il ne soit pas aussi proche qu’il devrait l’être des élus locaux. C’est principalement cette volonté de changement de fonctionnement qui a motivé ma décision (1).
Vous seriez-vous présenté face à Claude Belot ?
Cette candidature, je ne l’aurais pas posée si le président s’était représenté. Je suis trop respectueux de cet homme et de ce qu’il a fait pendant toutes ces années.
Que pensez-vous pouvoir apporter de différent ?
Je suis un fédérateur. C’est ce que je pratique dans mon Conseil municipal. J’aime m’appuyer sur des décisions collectives. Aujourd’hui nous avons une CDC merveilleuse qui demande plein de projets car il y a cette puissance liée à la diversité. Mais je crois aussi que demain il peut y avoir un risque réel de scission entre le nord et le sud. Une meilleure répartition du pouvoir peut permettre de l’éviter. Il faut garder cette unité qui fait notre force.
« Je souhaite amener le pouvoir au plus près de la base »
Quelles sont les grandes lignes de votre projet ?
D’abord finaliser les dossiers en cours et tenir les engagements qui ont été pris. Dans le fonctionnement de la collectivité, c’est d’augmenter le nombre de vice-présidents sans augmenter le montant total des indemnités. Je souhaite amener le pouvoir au plus près de la base. Pour cela, l’idée est d’avoir un vice-président référent par ancien canton et des vice-présidents avec des délégations relatives à la problématique des déchets, aux énergies renouvelables… Le social me tient aussi beaucoup à cœur, notamment la question des personnes âgées. Mais rien n’est figé, tout est appelé à évoluer au fil des contacts et des propositions.
(1) Il y a trois candidats à ce jour. Le président actuel, Claude Belot, en place depuis trente-deux ans, ne briguera pas un nouveau mandat à la présidence. En course pour le remplacer, à ce jour : le maire de Chevanceaux, Emmanuel Festal ; selon toute vraisemblance le maire de Jonzac, Christophe Cabri ; et donc désormais Jean-Marc Thomas.
Âgé de 71 ans, Jean-Marc Thomas est originaire d’Avignon. Il s’est installé en Haute-Saintonge, à Saint-Simon-de-Bordes – commune d’un peu plus de 750 habitants située à une dizaine de kilomètres au sud de Jonzac – en 1991 avec son épouse native du département. Infirmier de profession, il a aussi été représentant syndical FO au centre hospitalier de Jonzac pendant quinze ans. À 55 ans, il est devenu directeur d’un Ehpad à Saintes. En ce qui concerne son engagement politique, il a milité une trentaine d’années au Parti socialiste (PS) avant de le quitter « suite à l’épisode des frondeurs » sous le quinquennat Hollande. En 2020, il a rejoint le parti Horizons d’Edouard Philippe, « sans savoir que le maire de Jonzac, Christophe Cabri et la présidente du Département, Sylvie Marcilly, y adhéraient déjà… », précise l’édile. Après un mandat de conseiller municipal en 2007, déjà à Saint-Simon-de-Bordes, il a été élu maire en 2020, sans adversaire, dès le premier tour.

