
É. L. /SO
« Pendant les travaux, c’était sympa, on était tous ensemble, mais après la réouverture des halles, ce n’était plus pareil, commente Bruno Arrouays, derrière son banc qui fleure bon les saveurs méditerranéennes, mercredi dernier. C’était comme s’il y avait trois marchés. Celui dans les halles, sur la place et le long du trottoir de la rue Saint-Pierre. Là, avec la décision de rouvrir à la circulation, nous sommes réunis sur la place, ça fait plus unité. »
Fréquentation en berne
Ce qui fait râler les marchands et les commerçants environnants, c’est cette longue période durant laquelle la fréquentation a été en berne, avec la fermeture maintenue malgré la réouverture des halles. « C’était encore plus galère pour les clients de se garer, confie Julien Basset, ostréiculteur à Bourcefranc-le-Chapus. Je trouve que ça n’a pas repris comme avant, ce n’est pas encore rentré dans les têtes. »
Au tabac-presse Le Khédive, en bas de la rue Alsace-Lorraine, José Savariego a une analyse plus frontale : « Cette fermeture prolongée ? J’y voyais une volonté d’emmerder le monde. À la Ville de Saintes, on a un service des commerces déconnecté des réalités. En rouvrant, ç’a été une bouffée d’oxygène immédiate. »
« On a respecté ce sondage mais les clients regrettent la réouverture aux voitures »
Le sexagénaire estime que le caractère « rurbain » de Saintes ne permet pas de se couper de la voiture de la sorte. « Ceux qui viennent des communes de l’Agglo viennent en voiture. » Il y a quand même un point positif relevé par certains commerçants : avoir ouvert au public le parking sous les halles, auparavant réservé aux seuls abonnés Q-Park.
« Les clients regrettent »
