On est sur des aménagements stratégiques pour le tourisme. Les parkings du Flandre, des Combôts et de la Lède, répartis sur trois hectares, desservent en effet les plages de la Grande Côte à Saint-Palais-sur-Mer avec une capacité de 1 380 places de stationnement matérialisées sur le site protégé de la forêt des Combôts d’Ansoine, propriété du conservatoire du littoral. Depuis l’an dernier, la Communauté d’agglomération Royan Atlantique (Cara) y assure temporairement, par convention, la maîtrise d’ouvrage de travaux. Il a en effet été décidé de remettre en état ces parkings dont la voirie était abîmée et d’agrandir les entrées pour permettre aux véhicules de secours un accès plus facile.

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« La création des parkings a été réalisée par le Conseil départemental dans les années 1980. Même si des améliorations avaient été apportées il y a une quinzaine d’années, il fallait intervenir. On est sur un spot hautement touristique. L’été, les parkings sont pleins. Et ça commence par les ponts du mois de mai », constate Michel Laloue, en charge de l‘aménagement et de la gestion des terrains du conservatoire du littoral.
Au final, 80 places de stationnement vont disparaître dont 70 à la Lède sur la partie basse du parking, celle qui est la plus proche de la plage. D’abord parce qu’elle est « difficile à entretenir », que « la mer se rapproche » mais aussi pour « limiter la surfréquentation du site. » « Je rappelle qu’on est sur une forêt de protection avec un risque incendie important. À partir de 22 heures, il ne doit plus y avoir aucun véhicule stationné ici », insiste Michel Laloue.
Des entrées réaménagées
La deuxième phase des travaux, qui a lieu en ce moment, a nécessité une procédure administrative particulière. « On a refait 1,5 hectare de voirie l’an passé. Là, nous sommes en train d’élargir les entrées sur les parkings du Flandre et des Combôts pour gérer au mieux les accès. Aujourd’hui, on a des entrées en sens unique avec des gabarits qui empêchent les camping-cars de rentrer. Ce qui pose des problèmes pour les interventions des secours. Ils sont obligés de passer par la sortie qui est en sens interdit. Nous sommes donc en train de recalibrer ces entrées pour conserver les portiques limitant la hauteur des véhicules à 2,20 mètres et à côté, installer des barrières relevables réservées aux accès pompiers, à l’ONF (Office national des forêts) et aux camions de ramassage des déchets », explique David Guibert, responsabledu service bureau d’études aménagement et voirie à la Cara.

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Le financement de 208 000 euros HT des travaux est pris en charge par le conservatoire du littoral (101 920 euros HT), la Communauté d’agglomération (54 800 euros HT) et la Région (52 000 euros HT). Lors de l’opération en cours, l’ONF va également poser 1 700 pieux de bouclage en bois de châtaignier pour empêcher les voitures de stationner n’importe où en forêt. La Cara teste aussi le retrait des poubelles. « On est sur un site naturel protégé. On a commencé déjà l’an dernier et on s’est aperçu qu’il n’y avait plus de dépôts sauvages qui avant s’agglutinaient au pied des conteneurs. Dans le même temps ça nous évite des tournées de ramassage. C’est une économie pour la collectivité. L’idée est donc de retirer ces poubelles petit à petit. Ça semble fonctionner », assure David Guibert. Une bonne nouvelle.
Quid des camping-cars ?
Les portiques posés par la Ville de Saint-Palais-sur-Mer pour empêcher le stationnement des camping-caristes sur la contre-allée de la Grande Côte avaient à l’époque fait polémique. Le maire de la station balnéaire, Claude Baudin, n’en pouvait plus de voir un mur de camping-cars stationner à cet endroit pendant les vacances d’été. La Fédération française des associations et clubs de camping-cars était montée au créneau. Depuis, les rapports entre les deux se sont adoucis. « À la fin du mois nous aurons matérialisé 32 places réservées aux camping-cars sur la commune. Nous nous y étions engagés », souligne l’élu. Un effort qui fait passer un peu mieux la pilule.

