Les déserts médicaux sont de plus en plus nombreux. Les rendez-vous auprès des médecins spécialistes sont un véritable parcours du combattant, de plus en plus longs et difficiles à obtenir, et les médecins référents deviennent de plus en plus difficiles à trouver. Autant de problématiques que chacun, dans nos campagnes, a pu rencontrer. Des exemples à l’appui : six mois d’attente pour un rendez-vous pour le dépistage du cancer du sein, impossibilité d’obtenir un rendez-vous pour une IRM ou bien chez le dentiste, plus de gynécologue, ni de cardiologue à Surgères.
Une situation qui a conduit la section Nord Aunis du Parti communiste à faire de cette question un moment d’échange et de recherche d’une ou plusieurs initiatives afin d’apporter des réponses aux besoins de la population en la matière. « Face à cette situation, nous avons invité les maires des communes du secteur, les médecins, les associations, afin de cibler les zones sensibles et de réfléchir à des solutions. Ce débat est une première étape. L’objectif est de travailler ensemble pour obtenir des propositions », explique Denise Touvron, secrétaire de la section Nord Aunis du PCF.
Pour elle, une des premières pistes à creuser serait les centres de santé (professionnels de santé salariés) à l’image des dispensaires qui existaient dans les années 1950, voire les maisons de santé (professionnels de santé en libéral). Et la militante de rappeler que « la santé est un droit constitutionnel. Une telle situation est insupportable ».
Une démarche locale que le PCF entend mener afin de mobiliser les élus, les médecins, les associations, ainsi que les premiers concernés, les habitants du secteur. Ainsi, une réunion publique sur « le droit à la santé pour tous » se tiendra jeudi 22 mai à 18 h 30, salle du Lavoir, avec la participation d’Éric May, médecin directeur du centre municipal de santé de Malakoff. « L’égalité d’accès à la santé passe aussi par l’accès aux soins et aux structures institutionnelles de santé », rappelle Denise Touvron.
