Une douzaine d’Anglois ont souhaité devenir des référents bénévoles du protocole de Participation citoyenne. La signature entre les représentants de la gendarmerie, de l’État et de la commune a permis le 9 mai de présenter ce dispositif en zone rurale. Même le lieu-dit de Saint-Fort au nord de la commune peut compter sur deux référents pour prévenir et lutter contre la délinquance.
La cheffe d’escadron Cyrielle Sauvaire a rappelé que cette « participation citoyenne » est un outil efficace, un dispositif complémentaire à l’action de la gendarmerie nationale, notamment la brigade de Saint-Agnant qui a déployé plus de 3 000 heures de présence sur la voie publique depuis le début d’année. « Ce renseignement est nécessaire pour nous alerter mais la population n’a pas vocation à se substituer aux forces de l’ordre », a souligné la gendarme. Le profil des référents a donc été choisi avec soin pour éviter les « cow-boys » ou les bénévoles trop zélés.
Donc pas besoin de faire des patrouilles mais en cas de situations anormales ou d’allées et venues suspectes, ces référents n’hésiteront pas à composer le 17 ; leur numéro étant répertorié auprès des gendarmes, leur signalement devrait déclencher l’envoi d’une patrouille pour procéder au contrôle. Le sous-préfet Stéphane Donnot réfute ici toute « délation » mais préfère parler de « vigilance et de civisme ». Les renseignements devraient aller dans les deux sens car en cas de connaissance de problèmes spécifiques à Saint-Jean-d’Angle, la gendarmerie communiquera via SMS des informations de sensibilisation.
Saint-Jean-d’Angle est devenu par cette signature la 20e municipalité de l’arrondissement de Rochefort à s’engager dans ce processus de participation citoyenne. Le maire Michel Durieux a évoqué le cas très récent d’une voiture volée à Pessac en Gironde et retrouvée brûlée dans sa commune, « la ruralité n’exonère pas de la délinquance, une petite commune tranquille ça n’empêche rien », a insisté l’édile.

