Jean-Marc Diébold, directeur du Centre culturel suisse à Paris: «La nouvelle génération d’artistes suisses est festive et politique»

Mar 21, 2026 | Paris

Plus fonctionnel, plus accueillant, plus lumineux: le Centre culturel suisse à Paris rouvre ses portes en musique jeudi 26 mars, après quatre ans de travaux. Son patron expose ses ambitions pour un printemps helvétique durable

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La couleur barbe à papa d’un printemps de fête. Jean-Marc Diébold vous tend un livre à la couverture rose dont le titre, En travaux, décline l’intention. Marquer, plans et photos à l’appui, la remise en forme d’un corps vénérable, l’Hôtel Poussepin, 32, rue des Francs-Bourgeois à Paris. Le directeur du Centre culturel suisse (CCS) est d’autant plus réjoui de vous faire ce cadeau qu’il n’y croyait plus. Quatre fois annoncée, la réouverture était à chaque fois différée. Mais cette fois, les dieux en ont fini avec leurs calembredaines: jeudi 26 mars, la maison revivra après quatre ans d’opération à cœur ouvert, électrisée toute la nuit ou presque par les musiques du label genevois Bongo Joe et les danseurs du chorégraphe franco-suisse Edouard Hue.

Une rumba pour célébrer une renaissance, au cœur du Marais, cette toile aimantée où le bonheur consiste à papillonner de terrasses en devantures, à respirer le parfum des temps mêlés. Une métamorphose alors? Pas à l’extérieur, non. Le bâtiment conserve son allure de baron perché assagi, résistant aux vents mauvais de l’actualité. La robustesse d’une noblesse de robe. La révolution est plutôt organique. Fini, l’époque où l’on hésitait entre deux portes, l’une sur le côté, l’autre donnant sur la chaussée. Cette fois, c’est bien par la librairie, 32, rue des Francs-Bourgeois, que l’on pénétrera dans cette épicerie fine de la création. Trois mille titres vous appâtent, des beaux livres essentiellement.