Autour d’un corps humain desséché dans le désert d’Atacama, au Chili, se joue un étrange ballet de machines robotiques, comme un rituel funéraire orchestré par des algorithmes dont on ignore les buts et les raisons d’être. Dans la rotonde de la Bourse de commerce, à Paris, en ouverture du parcours de la nouvelle exposition de la collection Pinault, baptisée « Clair-obscur », le film Camata, de Pierre Huyghe, réalisé en 2024, est présenté sur un vaste écran.
Il l’avait déjà été à Venise l’an passé, à la Pointe de la douane, mais il semble ici, un an après, prendre toujours plus de sens. L’emballement de l’intelligence artificielle dont les chercheurs les plus en pointe nous disent désormais qu’ils ne comprennent pas tout de son fonctionnement dans ses profondeurs, les menaces environnementales pesant sur…
