1 Rock en ville : deux soirées pour les 20 ans
Le temps fort, ou plutôt les temps forts de cette édition, c’est peut-être que l’événement Rock en ville se dédouble. Jeudi 12 et vendredi 13 mars (au lieu d’un seul soir auparavant) ce ne sont pas moins de 40 groupes bordelais qui sont programmés dans sept bars ou lieux associatifs : Archi Pop, L’Avant-scène, L’Ether, le Grizzly pub, la Maison Allez Les Filles, le Pulp (ex-Quartier libre) et le Redcat. « C’est un festival dans le festival », estime Aymeric Monségur, programmateur.

Pierre Martial
Deux soirées pour marquer les 20 ans de cette initiative, lancée à l’origine pour rappeler l’importance de ce réseau, vivier de quasiment tous les groupes bordelais qui ont connu une carrière nationale. En 2026, la dominante sonne très électrique, hardcore avec Barimore ou Contre-feux, shoegaze 90’s avec Clarence ou Curtism et toujours un vieux fond garage-punk, qui est la signature du rock bordelais (Heartbeeps, Arno de Cea & the Clockwork Wizards…).
Pour célébrer ces deux décennies, Bordeaux Rock publie aussi un double CD, dont la supervision a été confiée à Thoineau Palis, alias Th Da Freak. Vendu 10 euros, il est disponible dans différents lieux indépendants (Total Heaven, Archi Pop, kiosque Basta…), ainsi que sur le site de l’association.
2 Bordeaux-Portugal, la suite
En 2012, Bordeaux Rock avait fait sensation en programmant une soirée consacrée à la scène de Porto à l’Heretic. Le fil se renoue mercredi 11 à L’Inconnue, à Talence, avec le retour de Rita Braga, chanteuse inclassable entre folk, psychédélisme, voire jazz rétro, et la toute première date bordelaise d’Ana Lua Caiano.
Qui ça ? « La Björk portugaise », affirme Aymeric Monségur. Peut-être pas pour ce qui est du grain de voix, mais sans doute pour le mélange d’électronique, de pop et d’expérimentations de toutes sortes, oui. Avec des percussions ethniques en plus. Grosse sensation lors des dernières Trans Musicales de Rennes en tout cas.
3 Guitares, synthés et goût de l’absurde
Mais la grosse soirée aura, comme d’habitude, lieu à la salle du Grand-Parc le samedi 14. En tête d’affiche, Marlon Magnée, de La Femme, dont Bordeaux Rock est fier d’annoncer la première date française. À classer entre Plastic Bertrand, Suicide et les Silicone Teens pour le mélange de rock’n’roll et de synthétiseurs avec un goût certain pour l’absurde.
Une mixture qu’on retrouve chez Domenique Dumont. « Domenique » et pas « Dominique » parce que ce duo arrive de Lettonie et qu’il s’est choisi un nom français sans forcément en connaître la langue, mais pour créer « un personnage fictif qui nous permet de nous effacer derrière la musique », disent-ils. Une musique qui oscille entre guitare aérienne et triturations électroniques sur des rythmes chaloupés. Une autre sensation des dernières Trans Musicales de Rennes.

