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L’instant est solennel. Devant le grand tambour sculpté en bois d’iroko, la ministre de la Culture ivoirienne, Françoise Remarck, et son homologue française, Rachida Dati (démissionnaire quelques jours après), signaient ensemble vendredi 20 février la restitution du tambour parleur «Djidji Ayôkwé», arraché à sa communauté à l’époque coloniale. «Ce n’est pas une revanche sur l’Histoire, mais une victoire du dialogue sur le silence», déclarait alors la ministre ivoirienne. Si le moment est historique, c’est qu’il est l’aboutissement d’un long processus initié par la France en 2017, pour rendre à l’Afrique subsaharienne une partie du patrimoine artistique spolié durant l’époque coloniale.
«Je veux que d’ici cinq ans les conditions soient réunies pour des restitutions temporaires ou définitives du patrimoine africain en Afrique», avait clamé Emmanuel Macron cette année-là à Ouagadougou. Peu de temps après, il confiait à deux universitaires, Felwine Sarr et Bénédicte Savoy, le soin de faire un rapport pour étudier la faisabilité de ces restitutions.
